Pétrole : le baril retrouve son calme d’avant-conflit
Ce jeudi matin, le baril de brent de la mer du Nord, référence mondiale du marché, signe sa quatrième journée consécutive de baisse et repasse même sous son niveau d'avant le conflit. La veille, c'est la référence américaine, le WTI (“West TexasIntermediate” , utilisé comme standard dans la fixation du prix du pétrole), qui avait déjà gommé la quasi-totalité de ses gains liés à la guerre. Signe que les marchés respirent, alors que les pourparlers de paix entre Washington et Téhéran semblent gagner du terrain.
Le baril de brent pour livraison en août a perdu plus d'1 %, à 72,44 dollars, contre une clôture à 72,48 dollars la veille du déclenchement du conflit. Le WTI, lui, se rapproche de son prix d'avant-guerre de 67,02 dollars, après avoir frôlé les 119 dollars au plus fort des frappes en mars. Derrière cette détente, la réouverture, même timide, du détroit d'Ormuz : davantage de pétroliers traversent désormais à découvert, signaux satellitaires activés. Mercredi soir, une plateforme de suivi maritime recensait 17 franchissements de navires, après 25 la veille. S'ajoute la décision de Washington d'accorder une dérogation temporaire de 60 jours autorisant acheteurs internationaux et raffineurs américains à reprendre leurs achats de brut iranien. De quoi alimenter les anticipations d'une offre mondiale plus abondante dans les semaines à venir.
Pour autant, l'horizon n'est pas totalement dégagé. Des obstacles liés au financement et aux assurances du transport maritime persistent et pourraient brider les approvisionnements. Et les volumes qui transitent aujourd'hui par Ormuz restent nettement inférieurs à ceux d'avant le conflit. La trajectoire est encourageante, mais la prudence reste de mise : il faudra confirmer que la paix tienne durablement avant de parler d'un retour durable à la normale.
Source : Les Echos : Pétrole : le baril retrouve son calme d’avant-conflit
Or : l’once sous les 4 000 dollars, une première depuis sept mois
L'or est repassé sous la barre des 4 000 dollars l'once, une première depuis sept mois. En séance, le cours a chuté de plus de 3 %, retrouvant son niveau de novembre dernier et rappelant que même les valeurs refuges ne sont pas à l'abri des secousses.
Pourquoi cette baisse soudaine ? La raison se trouve dans l’anticipation d'un relèvement des taux directeurs américains, dans un contexte d'inflation alimentée par les tensions au Moyen-Orient. Le mécanisme est simple : plus les taux américains grimpent, plus les obligations du pays deviennent attractives, de quoi pousser les investisseurs à délaisser l'or, qui ne rapporte aucun intérêt, au profit du dollar et des titres financiers. Une équation où le métal précieux, faute de rendement immédiat, perd temporairement de son éclat.
Pour autant, peu d'analystes prévoient une chute plus violente. La tendance de fond du métal jaune reste haussière, portée notamment par les achats massifs des banques centrales ces dernières années. L'or n'est pas un pari de court terme, mais un actif patrimonial dont la performance se construit dans la durée. Et comme tous les placements, il fait face à des cycles de valorisation et de diminution de sa cotation.
Source : La Tribune : Or : l’once sous les 4 000 dollars, une première depuis sept mois
Corée du sud : bourse aux anges, niveaux de volatilité records
Portée par l'envolée des valeurs technologiques, la Bourse sud-coréenne affiche la meilleure performance mondiale cette année. Mais ce succès a un revers : il a créé une volatilité devenue incontrôlable.
En une seule séance ce mois-ci, l'indice de référence a plongé de 8 %, avant de rebondir de 8 % le lendemain. Signe de cette frénésie spéculative, la jauge mesurant sa volatilité (l’indice KOSPI) a atteint un record historique de 95. Plusieurs causes sont à trouver dans la démographie et l’économie. Premièrement, la moitié de la population adulte sud-coréenne détient aujourd'hui un compte-titres, contre seulement 21 % en 2019, et l'endettement sur marge culmine à un niveau record de 24 milliards de dollars. Deuxièmement, le secteur des puces mémoire concentre à lui seul plus de la moitié de l'indice, deux titres ayant respectivement doublé et quadruplé depuis janvier. Cette concentration extrême amplifie mécaniquement les secousses. Enfin, les produits à effet de levier ajoutent à la confusion : début juin, un fonds censé doubler les gains quotidiens d'un fabricant de puces a bondi de près de 50 %... alors même que l'action sous-jacente reculait de 7,7 %. Résultat de cette nervosité : le “Korea Exchange” ou KOSPI, l'opérateur boursier du pays, vient de reporter le lancement de nouveaux produits dérivés (des options hebdomadaires adossées à quatre géants nationaux des semi-conducteurs, de l'automobile et des batteries), initialement prévu pour fin juin.
Derrière ce report se joue une volonté d’élargir l'offre d'investissement, sans nourrir la bulle. Les autorités assument vouloir retenir les investisseurs nationaux, tentés d'aller spéculer sur des produits similaires à l'étranger, tandis que le KOSPI promet de relancer ses options une fois les conditions de marché et la préparation institutionnelle réunies. En attendant, le boom de l'IA continue d'aimanter les capitaux : plusieurs acteurs asiatiques du semi-conducteur préparent leur cotation aux États-Unis pour séduire les investisseurs américains.
Source : The Financial Times : Corée du sud : bourse aux anges, niveaux de volatilité records





