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Comprendre l’économie et les marchés financiers pour mieux gérer votre épargne.
23.04.26

Les trois actualités de la semaine au 23.04.2026

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Wall Street : regain d’optimisme malgré une situation tendue en Iran

Depuis le cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis, Wall Street retrouve des couleurs, pour devancer désormais ses homologues européens. Depuis janvier, le S&P 500 grimpe de plus de 4 %, contre 3 % pour le STOXX 50. Mieux encore : depuis le point bas de fin mars, l'indice américain a bondi de 12 %, contre 8 % pour l'indice européen.

La raison ? Une révision en hausse des perspectives de bénéfices, qui propulse l'optimisme. La croissance des profits attendue pour le S&P 500 est passée de 13 % à 17 % sur un an depuis fin février. Deux secteurs tirent massivement cette révision vers le haut : la technologie (+7 points de pourcentage) et l'énergie (+41 points). Dans les semi-conducteurs, les revenus d'un acteur majeur du marché de la mémoire devraient s'envoler de plus de 600 % cette année - un chiffre deux fois supérieur aux projections d'avant-conflit - portés par une demande insatiable liée à l'intelligence artificielle. Du côté de l'énergie, deux grands géants américains du pétrole voient leurs prévisions de croissance bénéficiaire révisées à 38 % et 55 % respectivement. Quant aux résultats déjà publiés du premier trimestre, ils confortent ce tableau : trois entreprises sur quatre du S&P 500 ont battu le consensus, contre une sur deux en temps normal.

Reste à savoir si cet élan tient la distance. Les publications de résultats à venir, notamment dans les semiconducteurs, seront scrutées de près pour confirmer que le déséquilibre offre-demande lié à l'IA persiste, et que les dépenses d'investissement des grands acteurs technologiques restent bien au rendez-vous.

Source : Les Echos : Wall Street : regain d’optimisme malgré une situation tendue en Iran

Canal de Panama : détroit d’Ormuz fermé, prix de passage au plafond

Le canal de Panama est devenu l'épicentre d'une bataille logistique mondiale. Depuis le déclenchement du conflit en Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz, les acheteurs asiatiques se ruent sur les ressources énergétiques occidentales, provoquant une flambée sans précédent des prix de transit dans le canal. Les enchères quotidiennes pour les couloirs de passage les plus empruntés attirent désormais cinq fois plus d'offres qu'avant la guerre.

La note est au plus haut : les prix moyens des écluses les plus couramment utilisées ont atteint 837 500 dollars par passage, soit une multiplication par dix depuis le début du conflit. Certaines enchères individuelles ont même frôlé les 4 millions de dollars en avril. En cause, la fermeture du détroit d'Ormuz, qui a brutalement coupé l'approvisionnement des raffineries asiatiques en pétrole du Golfe, les forçant à se retourner vers les ressources américaines. Le canal de Panama représente le chemin le plus court entre la côte américaine du Golfe et l'Asie, ce qui en fait un passage stratégique incontournable. Les délais d'attente pour les pétroliers ont ainsi grimpé à 4,25 jours, un niveau inédit depuis six semaines. Certains armateurs, pour éviter la queue, choisissent de payer le prix fort aux enchères plutôt que de contourner par le cap de Bonne-Espérance, une alternative certes moins coûteuse, mais bien plus longue.

Ce choc logistique illustre à quel point les tensions géopolitiques se propagent instantanément aux marchés de l'énergie et du fret. La compétition entre l'Europe et l'Asie pour les cargaisons américaines en pétrole brut, gaz naturel liquéfié et carburants raffinés s'intensifie, et les prix dans le Bassin Pacifique continuent de grimper. Tant que le détroit d'Ormuz restera fermé, le canal de Panama demeurera sous pression, et avec lui, l'ensemble des chaînes d'approvisionnement énergétiques mondiales.

Source : The Financial Times : Canal de Panama : détroit d’Ormuz fermé, prix de passage au plafond

 

Corée du Sud : meilleur trimestre en 5 ans grâce aux semi-conducteurs

Au premier trimestre 2026, le PIB de la Corée du Sud a bondi de 1,7 % par rapport au trimestre précédent, sa plus forte progression depuis le troisième trimestre 2020, selon la Banque centrale de Corée (BoK). Un chiffre qui a surpris les économistes et qui place le pays parmi les belles surprises économiques du début d'année.

Derrière les rouages de cette performance, les semi-conducteurs, et plus largement les exportations de produits informatiques, qui ont progressé de 5,1 % sur la période. La demande mondiale en puces électroniques, portée notamment par l'essor de l'intelligence artificielle, a offert un coup d'accélérateur à l'économie sud-coréenne. Sur un an, la croissance atteint même 3,6 %, après une expansion déjà solide de 1,6 % au trimestre précédent. À cela s'ajoute un contexte intérieur plus favorable : les pressions inflationnistes se sont atténuées et les mesures de soutien budgétaire ont progressivement relancé la consommation domestique.

Reste à savoir si ce rythme est tenable. Des vents contraires se profilent déjà pour le deuxième trimestre : les perturbations d'approvisionnement énergétique liées au conflit au Moyen-Orient pèsent sur le secteur pétrochimique, avec des effets en cascade attendus sur l'industrie et les services. Séoul a d'ores et déjà adopté un budget supplémentaire pour éviter une crise du carburant.

Source : Le Figaro : Corée du Sud : meilleur trimestre en 5 ans grâce aux semi-conducteurs