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Comprendre l’économie et les marchés financiers pour mieux gérer votre épargne.
15.01.26

Les trois actualités de la semaine au 15.01.2026

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Dette française : emprunt à 20 ans record sur les marchés

L'État a levé 10 milliards d'euros à 20 ans, un montant inédit pour cette maturité. Une opération d'envergure, d'autant plus remarquable qu'elle intervient dans un contexte politique incertain et avec un déficit public attendu à 5,4 % du PIB. Malgré cela, l'appétit des investisseurs a été massif, avec une demande supérieure à 100 milliards d'euros, preuve que la signature française conserve un fort pouvoir d'attraction sur les marchés.

Dans le détail, cette forte demande a permis de réduire légèrement le coût d'emprunt, fixé autour de 4,19 %, soit quelques points de base en moins que prévu. L'émission a été réalisée par syndication, une méthode privilégiée pour les nouvelles obligations, permettant de mieux capter les attentes des investisseurs que les adjudications classiques. Le choix du 20 ans n'est pas anodin : alors que les obligations très longues sont boudées à l'échelle mondiale, cette maturité intermédiaire apparaît comme un compromis attractif, offrant rendement et visibilité sans aller trop loin dans le temps.

Le timing a également joué en faveur de l'opération. En début d'année, les gestionnaires disposent de nouvelles enveloppes à investir, tandis que la réorientation de l'épargne des ménages vers les placements de long terme alimente la demande. Résultat : une base d'investisseurs très diversifiée, mêlant acteurs nationaux et internationaux, institutions financières, banques centrales, assureurs et gestionnaires d'actifs. Un signal encourageant pour la suite du programme de financement de l'État, même si la question de la soutenabilité de la dette et du redressement budgétaire reste ouverte.

Source : Les Echos : Dette française : emprunt à 20 ans record sur les marchés

Inflation : la fièvre des prix est retombée en 2025

Après les fortes chaleurs inflationnistes de 2022 et 2023, l'année 2025 marque un net retour au calme. En France, l'inflation moyenne annuelle a été divisée par deux, passant de 2 % en 2024 à seulement 0,9 % en 2025, selon l'Insee. Un niveau très inférieur aux pics observés lors de la crise des prix, où l'inflation dépassait encore les 5 % il y a trois ans.

Dans le détail, ce reflux est avant tout alimenté par la chute des prix de l'énergie, en baisse de 5,6 % en moyenne sur l'année, après une hausse l'an passé. L'électricité a particulièrement pesé sur la balance, avec un recul spectaculaire de près de 12 %, tandis que le gaz a, lui, continué d'augmenter. Mais l'énergie n'est pas seule en cause : la désinflation s'est diffusée à l'ensemble de l'économie. Les prix de l'alimentation ralentissent (+1,2 %), ceux des services progressent moins vite (+2,3 %), le tabac marque le pas, et les produits manufacturés basculent même en territoire négatif (-0,3 %). Autrement dit, la baisse des prix est générale et ne concerne pas un seul secteur.

À court terme, la tendance se confirme. En décembre, les prix n'augmentaient plus que de 0,8 % sur un an, portés par un nouveau recul de l'énergie, malgré un léger rebond saisonnier des services et de l'alimentation. Cette inflation contenue redonne de l'oxygène au pouvoir d'achat et modifie profondément le paysage économique, notamment pour la politique monétaire et les décisions d'investissement.

Source : Le Figaro : Inflation : la fièvre des prix est retombée en 2025

Allemagne : premier rebond de la croissance en 2 ans

Après deux années dans le rouge, l'économie allemande relève timidement la tête. En 2025, le PIB progresse de 0,2 %, marquant la fin d'une récession entamée en 2023. Un frémissement plus qu'un véritable redémarrage, mais suffisant pour signaler que le moteur économique de l'Europe ne cale plus complètement.

Ce léger rebond repose avant tout sur la consommation des ménages et de l'État, tandis que les piliers historiques du modèle allemand restent fragiles. Les exportations reculent encore de 0,3 %, pénalisées par les secteurs industriels clés, et l'industrie manufacturière enchaîne une troisième année de baisse d'activité. Les investissements, eux aussi, restent au point mort, notamment dans la construction et les équipements. Conséquence directe des chocs récents : crise énergétique post-Ukraine, durcissement des échanges internationaux et concurrence accrue venue d'Asie. Autant de vents contraires qui expliquent pourquoi la première économie européenne avance encore au ralenti.

L'enjeu va au-delà des frontières allemandes. Comme l'Allemagne est un pilier central de la zone euro, sa faiblesse impacte l'ensemble du continent. Pour 2026, le commerce extérieur restera sous tension, pris en étau entre rivalités sino-américaines, euro fort et droits de douane. Mais un levier majeur pourrait changer la donne : un plan massif de plusieurs centaines de milliards d'euros dédié aux infrastructures et à la défense. S'il tient ses promesses, il pourrait permettre à l'Allemagne de viser 1,3 % de croissance et, par ricochet, redonner de l'élan à l'économie européenne.

Source : La Tribune : Allemagne : premier rebond de la croissance en 2 ans