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Comprendre l’économie et les marchés financiers pour mieux gérer votre épargne.
09.07.26

Les trois actualités de la semaine au 09.07.2026

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Pétrole : la reprise des hostilités enflamme à nouveau le prix du baril

La pause fut de courte durée entre Washington et Téhéran. Le rebond brutal des frappes autour du détroit d'Ormuz a douché l'optimisme qui régnait sur les marchés pétroliers, faisant grimper les cours de plus de 5 % ce mercredi.

Le baril de WTI nord-américain a progressé de 3,2 % pour atteindre 72,17 dollars, après une hausse de 2,8 % la veille. Le Brent, référence mondiale, a lui aussi bondi de 3,29 %, à 76,60 dollars, son plus haut niveau depuis fin juin. La flambée s'est encore accentuée après que le président américain a jugé le cessez-le-feu « terminé », qualifiant les négociations avec l'Iran de perte de temps. Téhéran, de son côté, nie toute implication dans les attaques contre les navires du détroit et accuse Washington d'avoir rompu les accords en révoquant sa licence d'exportation pétrolière. Conséquence directe : les Bourses asiatiques ont plongé, avec Séoul en tête (-5,35 %), tandis que Paris, Francfort et Londres reculaient également en ouverture, plombées par les craintes d'un choc énergétique et par la fébrilité déjà présente autour de la valorisation du secteur technologique.

Reste à savoir si cette escalade n'est qu’une fausse alerte ou le prélude à l’enlisement plus grave du conflit au Moyen-Orient. Les analystes s'accordent sur un point : même sans nouvelle envolée, les prix devraient rester sous tension tant que la situation géopolitique n'aura pas retrouvé un semblant de stabilité.

Source : Les Echos : Pétrole : la reprise des hostilités enflamme à nouveau le prix du baril

France : les prévisions de croissance 2026 revues à la baisse

Le gouvernement a tranché : la prévision de croissance française est passée à 0,7 % pour 2026, contre 0,9 % espérés il y a encore quelques mois. Un ajustement qui aligne Paris sur les prévisions de l'Insee, du FMI et de l'OCDE, tous calés sur le même chiffre, et qui confirme que l'économie française avance avec le frein à main serré.

Cette baisse s'explique par un enchaînement de mauvaises nouvelles. D’une part, le premier trimestre a déjà déçu, avec un PIB en recul de 0,1 %, plombé par une conjoncture moins porteuse que prévu. D’autre part, le deuxième trimestre, lui, devrait porter les stigmates du conflit au Moyen-Orient sur l'activité économique, tandis que les troisième et quatrième trimestres seront abordés avec prudence. Si le reflux de l'inflation en juin (1,8 %, après un pic à 2,4 % en mai) et le regain de consommation sont plutôt de bon augure, ils ne suffiraient pas à retrouver le chemin des 0,9 %. Seule la Banque de France se montre encore plus pessimiste, avec une estimation à 0,5 %.

Cette révision n'est pas qu'un simple ajustement statistique : elle s'inscrit dans un contexte budgétaire déjà sous tension, avec un objectif de déficit public fixé à 5 % pour 2026, difficile à tenir dans ce climat économique dégradé. Un comité d'alerte des finances publiques doit se réunir pour faire le point et donner un cap, après une première salve de 6 milliards d'euros d'économies annoncée en avril.

Source : Le Monde : France : les prévisions de croissance 2026 revues à la baisse

États-Unis : la ruée vers l'IA plombe la balance commerciale

Aux États-Unis, la course à l'intelligence artificielle (IA) a un revers inattendu : elle creuse le déficit commercial. En mai, celui-ci a bondi de 42,2 % sur un mois pour atteindre 77,6 milliards de dollars, son plus haut niveau depuis mars 2025. Une flambée qui s'explique moins par un excès de dépenses que par un appétit vorace pour les composants technologiques nécessaires au boom de l'IA.

Les importations ont progressé de 3,3 % sur le mois, tirées par une demande soutenue en semi-conducteurs et accessoires informatiques, mais aussi par les produits pharmaceutiques, les téléphones portables et les véhicules. Les exportations, elles, ont reculé de 3,2 %, pénalisées avant tout par un net repli des ventes d'or à l'étranger, un métal dont les flux internationaux, très volatils, brouillent régulièrement la lecture des statistiques commerciales. En cause, une politique tarifaire changeante et un récent revers judiciaire limitant la capacité à imposer des droits de douane généralisés continuent d'alimenter l'instabilité des échanges.

Sur l'ensemble de l'année, le déficit reste pourtant 40,6 % plus faible qu'à la même période en 2025, une base de comparaison faussée par la précipitation à importer avant les droits de douane du printemps dernier. Reste que ce déséquilibre commercial pourrait peser sur la croissance du deuxième trimestre, après un premier trimestre à +2,1 % annualisé. Autre incertitude à surveiller : le sort de l'accord commercial nord-américain, dont la reconduction a été mise en doute, obligeant désormais un rendez-vous annuel entre partenaires pendant dix ans. Les chiffres du PIB du deuxième trimestre, attendus fin juillet, permettront d'y voir plus clair

Source : The Wall Street Journal : États-Unis : la ruée vers l'IA plombe la balance commerciale