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Comprendre l’économie et les marchés financiers pour mieux gérer votre épargne.
22.12.23

Les 3 actualités de la semaine du 18.12.2023

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Révision à la hausse du déficit public français en 2024

Alors que le budget 2024 vient d’être adopté, la France pourrait bien creuser davantage son déficit malgré une volonté affichée de rationaliser son solde budgétaire. Le Gouvernement a toutefois maintenu son objectif de déficit public à 4,4 % du PIB l’an prochain (contre 4,9 % cette année), avec un solde attendu en dégradation de 2,5 milliards d’euros. Un objectif qui réside dans une rationalisation du budget, toutes administrations confondues, et qui pourrait être atteint grâce aux bons résultats des collectivités locales. 

La principale cause de ce déficit tient à une hausse des dépenses publiques, en hausse de 2 milliards d’euros d’après Bercy. Des dépenses publiques insuffisamment compensées par l’ajout de critères d’attribution à des dispositifs comme l’indemnité carburant, ou encore la réduction du montant des baisses de cotisations sociales au-dessus de 2,5 SMIC. Ainsi le déficit budgétaire attendu pour l'Etat en 2024 s'affiche désormais à 146,9 milliards d'euros. Un montant bien supérieur aux 144,5 milliards d'euros affichés en septembre. 

Ces annonces s’inscrivent dans le contexte des prévisions d’une croissance amorphe en France en 2024. Pas de quoi inquiéter les membres du Gouvernement qui maintient ses prévisions. Le contexte économique pourrait toutefois peser sur le budget de l’année prochaine.

La Banque de France publie ses prévisions économiques pour la France en 2024

La Banque de France a rendu ses prévisions macroéconomiques pour l’année 2024. La France devrait éviter de justesse la récession avec des indicateurs qui s’établissent à 2,5 % pour l’inflation en 2024, et 1,8 % en 2025, sous l’effet de la baisse des prix de l’énergie et de l’alimentaire. Si l’inflation pourrait se rapprocher de l’objectif des 2 % fixés par l’Union européenne, le chômage pourrait, lui, repartir à la hausse, sous l’effet d’une politique de taux restrictive ayant mis un coup de frein à l’économie.

La désinflation devrait donc poursuivre sa course l’année prochaine après son pic de 2022 à 5,9 %. l'indice des prix harmonisé (IPCH) devrait légèrement fléchir en 2023 (5,7%) et chuter en 2024 (2,5%). Du côté des prix de l’énergie, bien que bousculés par le contexte géopolitique de ces derniers mois, ou encore par la hausse du tarif réglementé, les prix semblent suivre, là aussi, une tendance baissière. 

Côté croissance, la Banque de France qui avait anticipé un taux de croissance à 0,9 % revoit sa conjoncture à la baisse et préfère un taux de croissance à hauteur de 0,8 % en raison des résultats négatifs au troisième trimestre 2023. La croissance du PIB devrait faire du surplace au dernier trimestre 2023 (0%). Si la France pourrait éviter la récession, les indicateurs ne sont pas pour autant dans le vert. En effet, les moteurs de la croissance sont en panne, avec une demande en berne notamment du côté des ménages qui retardent leurs investissements. La consommation n’a augmenté que de 0,7 % en 2023, pénalisée par l’inflation.

En parallèle, le chômage a déjà entamé une légère hausse passant de 7,2 % au deuxième trimestre, à 7,4 % au troisième trimestre. Une situation qui pourrait s’aggraver avec le ralentissement économique qui pourrait bien conduire à des destructions de postes d’après les économistes.

La France souhaite relancer l’exploitation de son sol

Alors que la transition énergétique est une source d’investissements, l’État français table également sur un autre objectif important, la souveraineté dans l’exploitation des matières premières. 

Aussi, le pays renoue avec un passé, pas si lointain, et songe à rouvrir des mines pour exploiter des matières premières telles que le pétrole, et prochainement, le lithium ou encore l’hydrogène. Dans le contexte de la guerre en Ukraine qui a démontré la pression exercée sur les ressources, la France souhaite désormais sécuriser l’approvisionnement de ces matières premières au cœur des transitions. La France devrait donc procéder à la mise à jour de son inventaire des ressources, avec de nouvelles technologies, exercice réalisé pour la dernière fois dans les années 1970. 

Si la France souhaite exploiter ses sols, elle semble s’inscrire dans la continuité d’une Europe qui a pris conscience de la pression sur ces ressources naturelles et a déjà légiféré pour déterminer quelles sont les matières premières dites critiques. La France entame donc une réflexion autour de l’extraction et du raffinage de ces ressources, y compris l’exploration des sous-sols. Le Gouvernement a réaffirmé sa volonté d’inscrire les mines de demain dans les standards environnementaux actuels, bien que plus chers. Une réflexion qui intervient près de 20 ans après la fermeture de la dernière mine en France. 

Les analyses et les opinions mentionnées dans le présent document représentent le point de vue de (des) l’auteur (s) référencé(s). Elles sont émises à la date indiquée, sont susceptibles de changer et ne sauraient être interprétées comme possédant une quelconque valeur contractuelle.

Sources :