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Comprendre l’économie et les marchés financiers pour mieux gérer votre épargne.
12.01.24

Les 3 actualités de la semaine du 08.01.2024

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USA : le Congrès trouve un accord sur les dépenses fédérales

Comme chaque année, le Congrès américain doit statuer sur le budget fédéral total pour l'année. Comme chaque année, en cas d'échec pour trouver un accord sur ce niveau de dépense, l'administration américaine risque d'être paralysée : c’est le fameux shutdown.  

Cette menace semble se dissiper peu à peu et un accord pourrait bien se dessiner entre les démocrates et les républicains, fixant le plafond de dépense 2024 à 1 600 milliards de dollars. Un budget qui comprend plus de 880 milliards de dollars alloués au Pentagone, et 772 milliards pour des financements non liés à la défense, notamment pour garantir des prestations liées à la santé. 

 Le risque de paralysie de l'administration n'est toutefois pas totalement évité, plusieurs votes sous tension doivent intervenir pour concrétiser ce budget, à travers une douzaine de projets de loi. Et le temps presse car certains de ces textes devront être votés avant le 19 janvier, date à laquelle certaines agences fédérales n'auront plus de financement et seront bloquées à partir du 2 février. 

Un budget hautement politique donc, qui crispe à nouveau l'administration américaine dont l'aile la plus à droite appelle à davantage de rigueur, allant jusqu’à remettre en cause des plans de soutien à l'Ukraine ou encore à Israël.  

Du côté des États-Unis, une autre donnée est scrutée de près par l’administration : les chiffres de l’inflation qui motivent la politique monétaire de sa banque centrale depuis plus d’un an maintenant. L'indice des prix PCE américain a augmenté de 3,4 % en décembre en rythme annuel, contre un consensus de +3,2 % et +3,1 % en novembre. En rythme mensuel, il est ressorti en hausse de 0,3 % alors que le marché tablait sur une hausse de 0,2 %, contre +0,1 % en novembre. 

Nouveau rebond des défaillances d'entreprises en 2023

L’année 2023 aura été marquée par le regain des défaillances d’entreprises en France. On dénombre 55 492 défaillances d’entreprises sur l’année écoulée, soit une augmentation de 32 % en comparaison de l’année 2022. Les économistes rappellent toutefois que ce nombre ne doit pas constituer en tant que tel, une source d’inquiétude.  

Si les défaillances sont plus nombreuses en 2023, leur nombre reste bien inférieur aux niveaux d’avant la crise sanitaire. L’année 2023 a marqué la fin des dispositifs de soutien aux entreprises mis en place durant la crise du COVID19. L’arrivée à échéance des PGE a mis en lumière les difficultés des entreprises les moins solides à rembourser ces prêts. 

Un indicateur ne doit pour autant pas être sous-estimé : la sinistralité qui touche aussi des PME et ETI, voire, dans une moindre mesure, de grandes entreprises de secteurs aussi divers que l’industrie, le retail ou encore l’alimentaire. Ce qui interpelle le plus les experts reste le rythme d’augmentation de ces défaillances, révélant peu à peu la fragilité des entreprises, jusqu’ici portées par une économie dynamique. Le contexte inflationniste et la faible croissance du PIB en 2023 ont changé la donne. 

2024 pourrait d’ailleurs constituer une année pivot concernant les défaillances, et voir leur nombre continuer d’augmenter pour atteindre un pic au début de l’année 2025, frôlant avec les niveaux d’après crise de 2008. Une situation qui, d’après les économistes, doit être surveillée de près, notamment pour les entreprises n’ayant pas réussi à répercuter la hausse des coûts de production sur les prix au cours de cette période inflationniste.

France : la production industrielle retrouve des couleurs.

Après plusieurs mois dans la tourmente, la production industrielle française repart à la hausse en France. Elle augmente ainsi de 0,5 % en novembre sur un mois, après trois mois consécutifs de baisse d’après les données de l’INSEE. C’est également le cas de la production manufacturière qui augmente de +0,3 % pour le deuxième mois consécutif.  

Parmi les secteurs porteurs de ce rebond d’activité, l’on retrouve les industries extractives, le secteur de l’énergie et de l’eau. Le secteur de la construction continue toutefois de perdre de l’importance, accompagné de l’industrie automobile et de l’industrie agroalimentaire dans une moindre mesure. L’industrie des biens d’équipement résiste avec un regain de +2,8 %. De septembre à novembre, en comparaison de la même période en 2022, la production industrielle augmente de +0,8 %. 

Derrière ce constat, ce sont toujours les prix de l’énergie qui font défaut, faisant ressentir au secteur industriel sa hausse de +3,1 % en novembre. Depuis novembre et jusqu’en décembre, l’augmentation des prix de l’énergie a poursuivi son chemin, pesant notamment sur les branches intensives et leurs coûts de production. La France tire toutefois son épingle du jeu face à ses voisins européens, notamment face à l’Allemagne qui connaît une activité industrielle encore plus molle. 

Les analyses et les opinions mentionnées dans le présent document représentent le point de vue de (des) l’auteur (s) référencé(s). Elles sont émises à la date indiquée, sont susceptibles de changer et ne sauraient être interprétées comme possédant une quelconque valeur contractuelle.

Sources :