Dette française : l'État emprunte une somme record pour 2026
L'État français s'apprête à battre un nouveau record sur les marchés financiers. En 2026, il prévoit d'emprunter 310 milliards d'euros, un montant inédit, dévoilé par l'Agence France Trésor, l'organisme chargé de la gestion de la dette publique. Cette trajectoire reste inchangée malgré l'absence d'un budget officiel voté à ce stade. Un signe de préoccupation, certes, mais aussi une preuve que la machine de financement de l'État continue de tourner, quoi qu'il arrive dans l'hémicycle.
Dans le détail, ces 310 milliards d'euros correspondent aux émissions nettes d'obligations à moyen et long terme, une fois déduits les rachats anticipés de dettes. Rapportée à la taille de l'économie, la somme représente environ 10 % du PIB, un niveau élevé mais proche de celui de l'année dernière. Tout cela n'est tout de même pas gage de réconfort. L'État a déjà emprunté 300 milliards d'euros en 2025, contre 285 milliards en 2024, pendant que la dette publique a frôlé les 3 500 milliards d'euros, et le tout dans un contexte de hausse des taux. Le coût moyen des emprunts est passé de 2,91 % à 3,14 % en un an, et le taux à dix ans, baromètre du marché obligataire, a grimpé de 2,94 % à 3,37 %.
Cette tension s'explique par un double effet : d'un côté, les taux européens montent sous l'impulsion de politiques d'investissement plus offensives chez certains voisins, de l'autre, l'instabilité politique française a alourdi la facture, les investisseurs exigeant une prime de risque plus élevée pour prêter à Paris. La dette coûte ainsi plus cher et pèse davantage sur les finances publiques. Reste à savoir si cette hausse (relativement peu exceptionnelle) pourra être amenée à baisser pour l'emprunt 2027.
Source : Libération : Dette française : l'État emprunte une somme record pour 2026
Boom de l'IA : Séoul et Tokyo en tête sur les marchés en 2025
Les places boursières asiatiques ont signé une année 2025 hors normes. À Tokyo comme à Séoul, les indices ont terminé l'année sur des performances spectaculaires, portées par l'essor du secteur technologique et la vague mondiale autour de l'intelligence artificielle. Le marché japonais affiche ainsi une progression de +26 % depuis janvier, tandis que la Bourse sud-coréenne s'envole de +76 % sur douze mois, éclipsant largement les performances observées en Europe (+10 %) ou aux États-Unis (+22 %).
Cette envolée n'a pourtant pas été un long fleuve tranquille. Au printemps, les marchés japonais ont vacillé face aux tensions commerciales et aux craintes de nouveaux droits de douane, avant de rebondir fortement grâce à l'amélioration du climat international. Le véritable carburant de cette reprise reste la technologie : les secteurs liés aux semi-conducteurs et aux infrastructures numériques ont profité à plein du boom de l'IA, devenant les locomotives de la hausse. En Corée du Sud, où les valeurs technologiques représentent près de la moitié de la capitalisation boursière, cette spécialisation a joué à plein régime, amplifiée par un retour de la stabilité politique et des réformes de gouvernance attendues de longue date.
Reste désormais la question de la suite du cycle. Si certains investisseurs redoutent l'émergence d'une bulle technologique, la dynamique liée à l'IA et aux investissements massifs dans les centres de données devrait continuer à soutenir les marchés asiatiques. En revanche, après une année aussi exceptionnelle, le rythme de progression pourrait logiquement ralentir. Une chose est sûre : Tokyo et Séoul se sont imposées comme des baromètres clés de la révolution technologique mondiale.
Source : Le Figaro : Boom de l'IA : Séoul et Tokyo en tête sur les marchés en 2025
Dollar : descente de la monnaie après dix ans au sommet
Après une décennie passée au sommet, il semblerait que le dollar ait perdu de sa superbe. En 2025, la première monnaie mondiale a reculé d'environ 10 %, incapable de rebondir durablement malgré des marchés boursiers rapidement remis des secousses liées aux droits de douane. Dans son sillage, les crypto-actifs suivent la même trajectoire baissière, confirmant que devises et cryptos ont été emportées dans une même zone de turbulences. La raison ? Une guerre commerciale sans pitié relancée par Washington qui a agi comme un accélérateur de dégonflement des bulles monétaires.
Selon certains experts banquiers, ce repli n'est toutefois pas perçu comme un accident isolé, mais plutôt comme la fin d'un cycle haussier de près de dix ans. Malgré sa correction, le dollar resterait encore surévalué et pourrait perdre jusqu'à 10 % supplémentaires en 2026, mais à un rythme plus modéré. Dans un scénario de baisse graduelle des taux et de reprise de la croissance mondiale, certaines devises dites « cycliques », notamment en Océanie ou en Europe du Nord, la couronne suédoise particulièrement, pourraient tirer leur épingle du jeu. À l'inverse, la monnaie américaine ne progresserait que face à un nombre limité de devises, dans des contextes géopolitiques ou énergétiques spécifiques.
Un autre facteur clé pèse sur les perspectives : l'incertitude autour de la politique monétaire américaine. Une banque centrale (la Fed) perçue comme plus sensible aux pressions politiques et davantage tournée vers le soutien à l'emploi que vers la lutte contre l'inflation pourrait fragiliser la crédibilité du dollar. La tendance semblerait ainsi claire : le dollar entre dans une phase de normalisation prolongée, où sa domination récente pourrait continuer de s'effriter pour laisser d'autres monnaies de prendre le relai.
Source : Les Echos : Dollar : descente de la monnaie après dix ans au sommet





