France : net recul des embauches à l'approche en 2026
Secouées par un climat économique incertain, les entreprises se montrent de plus en plus prudentes dans leurs intentions d'embauche. Pour 2026, moins d'une entreprise sur deux (46 %) envisage de recruter, un net décrochage par rapport à 2024 (78 %). Ce coup de frein illustre un attentisme généralisé, nourri par les contraintes budgétaires, la faible visibilité macroéconomique et une croissance attendue autour de +1 % du PIB.
Dans le détail, cette prudence se traduit par un changement de stratégie. Près de 4 employeurs sur 10 se disent peu optimistes quant aux perspectives économiques, contre seulement 3 sur 10 un an plus tôt. Résultat : les entreprises privilégient désormais la consolidation plutôt que l'expansion. Les recrutements externes reculent, au profit d'une gestion plus fine des ressources existantes. Environ un tiers des employeurs placent ainsi la montée en compétences internes parmi leurs priorités, tandis que 30 % souhaitent renforcer les fonctions supports, essentielles au maintien de l'activité. Les métiers technologiques et digitaux restent toutefois en tête des besoins, cités par plus d'un tiers des entreprises, signe que la transformation économique se poursuit malgré le ralentissement.
Dans ce contexte, le freelancing gagne du terrain et s'impose comme une variable d'ajustement. Une entreprise sur cinq y a désormais recours, principalement pour contourner les difficultés de recrutement en CDI ou répondre à des besoins ponctuels de compétences spécialisées. Flexibilité accrue, maîtrise des coûts et accès rapide à l'expertise expliquent cet engouement, autant côté employeurs que côté travailleurs. À l'horizon 2026, le marché du travail semble ainsi s'orienter vers un modèle plus agile, où la stabilité de l'emploi cohabite avec une montée en puissance des formes de travail alternatives.
Source : La Tribune : France : net recul des embauches à l'approche en 2026
Europe : les renouvelables dépassent les énergies fossiles dans le mix
Un cap symbolique vient d'être franchi dans le mix électrique européen. En 2025, pour la première fois, l'électricité produite à partir de l'éolien et du solaire a dépassé celle issue des énergies fossiles. Ces deux sources renouvelables ont représenté à elles seules 30 % de la production, contre 29 % pour le charbon, le gaz et le pétrole réunis. Une étape clé pour la transition énergétique du Vieux Continent, même si le paysage reste contrasté selon les pays et les sources d'énergie.
Le moteur principal de cette bascule, c'est le solaire. Sa production a bondi de 20 % en un an, atteignant un record de 369 térawattheures, grâce à l'explosion des capacités installées et à la chute spectaculaire des coûts sur la dernière décennie. Résultat : le solaire pèse désormais 13 % de l'électricité européenne, et dépasse même les 20 % dans plusieurs pays du sud et de l'est du continent. L'éolien, lui, marque le pas à 16,9 %, pénalisé par des conditions météorologiques moins favorables. En parallèle, le charbon poursuit son déclin et ne représente plus que 9,2 % du mix, tandis que le nucléaire reste la première source individuelle avec 23 % de la production totale.
Mais cette avancée pose de nouveaux défis. La montée en puissance de sources intermittentes oblige à repenser en profondeur le système électrique : flexibilité de la consommation, interconnexions entre pays, et surtout stockage, dont les capacités ont déjà plus que doublé depuis 2023. L'épisode de panne massive sur la péninsule ibérique au printemps 2025 a rappelé l'importance de l'équilibre entre offre et demande. Par ailleurs, la hausse du recours au gaz en 2025 (+1,1 point) et une consommation d'électricité toujours atone depuis 2020 montrent que la transition ne pourra tenir sans une électrification plus rapide des transports, du chauffage et de l'industrie.
Source : Le Monde : Europe : les renouvelables dépassent les énergies fossiles
Chine : 61 milliards de prêts garantis aux PME
Face à un ralentissement économique persistant, Pékin a annoncé un programme de prêts garantis de 500 milliards de yuans, soit un peu plus de 61 milliards d'euros, destiné à soutenir les petites et moyennes entreprises, qui représentent plus de 60 millions de structures dans le pays. Objectif : relancer l'accès au crédit dans un contexte de demande atone, de crise immobilière et de frilosité bancaire.
Concrètement, l'État se porte garant à 80 % des prêts, limitant fortement le risque pour les banques. Les entreprises éligibles pourront emprunter jusqu'à 20 millions de yuans (environ 2,4 millions d'euros), soit deux fois plus qu'auparavant, avec en prime une subvention de 1,5 point de pourcentage sur les taux pour les investissements productifs (machines, équipements, technologies). Une mesure qui inclut désormais explicitement les entreprises de taille intermédiaire, dans un contexte où la croissance des nouveaux crédits a été divisée par deux en cinq ans et où les prêts aux PME ne représentent plus qu'un quart de l'encours total.
Néanmoins, ce coup de pouce pourrait ne pas suffire. La faiblesse de la demande intérieure chinoise, les pressions déflationnistes et la baisse de la rentabilité bancaire continuent de peser lourdement sur l'économie. Tant que les ménages et les entreprises resteront prudents, l'investissement risque de rester en panne, même avec un crédit plus accessible. Ces prêts garantis illustrent donc une stratégie assumée de soutien spécifique, loin des grands plans de relance du passé.
Source : Les Echos : Chine : 61 milliards de prêts garantis aux PME





