France : les soldes et l'énergie font tomber l'inflation à 0,3 %
En janvier, les prix à la consommation n'augmentent plus que de 0,3 % sur un an en janvier, contre 0,8 % en décembre, selon les données définitives de l'Insee. Un net ralentissement qui confirme que la flambée des prix observée entre 2021 et 2023 poursuit son ralentissement.
Dans le détail, le freinage vient principalement des services, dont la hausse passe de +2.1% à +1.7%, mais aussi des produits manufacturés, dont les prix reculent davantage (-1,2 % contre -0,4 %). L'énergie accentue sa baisse sur un an (-7,6 % contre -6,8 %), contribuant largement à la modération générale. À l'inverse, tout n'est pas orienté à la baisse : les prix alimentaires accélèrent légèrement à +1,9 % sur un an, et progressent de 0,5 % sur un mois. En janvier, les soldes ont également joué leur rôle : les prix de l'habillement et des chaussures chutent de 10,2 % sur un mois, tirant les produits manufacturés vers le bas (-1,9 %). Au total, les prix reculent de 0,3 % sur un mois, un signal rare ces derniers temps. Côté européen, l'indice harmonisé (IPCH), scruté par la Banque centrale européenne, ressort à +0,4 % sur un an, contre +0,7 % en décembre.
Reste à savoir si ce reflux marque un simple palier ou une nouvelle phase durable de désinflation. Pour la Banque centrale européenne, qui ajuste ses taux en fonction de l'évolution des prix, ce ralentissement offre une marge de manœuvre supplémentaire. Mais avec une alimentation toujours dynamique et un contexte international incertain, la bataille contre l'inflation n'est peut-être pas totalement terminée.
Source : Le Figaro : France : les soldes et l'énergie font tomber l'inflation à 0,3 %
Euro : accès mondial aux liquidités élargi par la BCE
La Banque centrale européenne (BCE) anticipe un monde plus instable. Face à la montée des tensions commerciales, au durcissement des politiques industrielles et aux chocs géopolitiques répétés, l'institution a décidé d'élargir de manière permanente l'accès à ses prêts de liquidité en euros aux banques centrales du monde entier. Une mesure préventive pour éviter que les secousses financières ne se transforment en crise systémique, et pour consolider la place de l'euro sur l'échiquier monétaire international.
Concrètement, la BCE propose des prêts dits « repo » : elle fournit des liquidités en euros en échange de garanties financières, jouant ainsi un rôle de prêteur de dernier ressort pour des institutions situées hors zone euro. L'objectif est clair : empêcher des tensions de trésorerie qui forceraient certains acteurs à vendre massivement des actifs libellés en euros, au risque de déstabiliser les marchés. Jusqu'ici, ce mécanisme était activé de manière ponctuelle, notamment lors de la crise du Covid-19 en 2020 puis après l'invasion de l'Ukraine. Désormais, toute banque centrale remplissant les critères définis pourra y accéder de façon permanente. Ce dispositif complète les lignes de swap déjà existantes, sans les modifier. En toile de fond, la BCE envoie un signal fort : les financements en euros seront « disponibles en cas de besoin », même en période de tempête financière.
Au-delà de la gestion des risques, l'enjeu est stratégique. En facilitant l'accès mondial à la liquidité en monnaie unique, la BCE cherche à renforcer la confiance pour investir, emprunter et commercer en euros. Autrement dit, faire de l'euro une alternative plus crédible dans un environnement où la volatilité devient la norme.
Source : La Tribune : Euro : accès mondial aux liquidités élargi par la BCE
Japon : 36 milliards d'investissements à venir aux États-Unis
L'accord commercial signé fin juillet 2025 entre Washington et Tokyo entre dans le concret. En échange d'un plafonnement des droits de douane américains à 15 % sur les produits japonais, les entreprises nippones se sont engagées à investir massivement aux États-Unis. Trois premiers projets viennent d'être annoncés, pour un total estimé à 36 milliards de dollars, concentrés sur l'énergie, les infrastructures stratégiques et les technologies de pointe.
Premier projet, fer de lance de cet accord : 33 milliards de la somme totale pour la construction d'une centrale électrique au gaz naturel dans l'Ohio, dotée d'une capacité de 9,2 gigawatts, soit l'équivalent de neuf réacteurs nucléaires ou encore de la consommation de 7,4 millions de foyers. Elle servira à alimenter les centres de données liés à l'intelligence artificielle, secteur énergivore par excellence. À cela s'ajoute un terminal pétrolier en eau profonde au Texas (2,1 milliards de dollars), capable d'exporter entre 20 et 30 milliards de dollars de brut à pleine capacité. Enfin, le dernier projet retenu est celui d'une usine de fabrication de diamant synthétique en Géorgie (600 millions de dollars), qui devra sécuriser l'approvisionnement américain dans un composant stratégique aujourd'hui dominé par l'Asie. Derrière ces chiffres, une logique claire : renforcer l'indépendance énergétique et industrielle tout en consolidant les chaînes d'approvisionnement critiques.
Ces 36 milliards ne représentent toutefois qu'un avant-goût d'un engagement bien plus large : 550 milliards de dollars d'investissements promis au total. Seule une petite part (1 à 2 %) prendra la forme d'investissements directs, le reste reposant sur des prêts et garanties publiques destinés à soutenir des projets sélectionnés conjointement. Les bénéfices seront partagés à égalité jusqu'au remboursement des apports japonais, puis 90 % des profits resteront aux États-Unis.
Source : Le Monde : Japon : 36 milliards d'investissements à venir aux États-Unis





