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Comprendre l’économie et les marchés financiers pour mieux gérer votre épargne.
18.12.25

Les trois actualités de la semaine au 18.12.2025

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BCE : pause monétaire mais vigilance maximale

La Banque centrale européenne termine l’année sans surprise, en laissant ses taux directeurs inchangés. Pas de cadeau monétaire sous le sapin : le taux de dépôt reste fixé à 2 %, dans un environnement économique jugé suffisamment stable. Les marchés, qui avaient largement anticipé cette décision, n’attendent désormais aucun assouplissement à court terme, signe que la BCE estime avoir trouvé un point d’équilibre.

Dans le détail, l’inflation reste sous contrôle malgré un léger rebond à 2,2 % en novembre. Les projections internes tablent même sur un passage sous la cible de 2 % en 2026 et 2027, avant un retour progressif à l’équilibre. Côté croissance, le scénario est plus porteur qu’attendu, mais loin de toute surchauffe : +1,2 % l’an prochain, puis +1,4 % les deux années suivantes. Autrement dit, ni les prix ni l’activité ne justifient un changement de cap immédiat. Les discours les plus offensifs évoquant une possible hausse de taux apparaissent donc, à ce stade, largement prématurés.

Mais derrière cette apparente sérénité, les incertitudes restent nombreuses. Une divergence de politique monétaire avec les États-Unis pourrait affaiblir le dollar face à l’euro, pesant sur les prix importés et ravivant le risque d’une inflation trop basse en Europe. À cela s’ajoute l’équation énergétique : une détente des prix liée à un apaisement géopolitique ferait baisser l’inflation, tandis qu’une nouvelle flambée pourrait rebattre les cartes.

Source : Les Echos : BCE : pause monétaire mais vigilance maximale

Automobile : l’Europe freine sur le tout-électrique

Après avoir fixé le cap du 100 % électrique pour les voitures neuves en 2035, l’Union européenne appuie finalement sur la pédale de frein. Face aux difficultés du secteur automobile et à une adoption plus lente que prévu des véhicules électriques par les consommateurs, Bruxelles autorisera, après cette date, la vente d’une part limitée de véhicules thermiques ou hybrides. Un virage présenté comme pragmatique : l’objectif climatique reste inchangé, mais la trajectoire devient plus flexible pour éviter une sortie de route industrielle.

Car sur le terrain, la mécanique européenne tousse. Les ventes de véhicules électriques progressent, mais insuffisamment pour absorber la transition à marche forcée, tandis que la concurrence asiatique gagne du terrain sur le marché européen. Résultat : un secteur stratégique fragilisé, au point d’être qualifié de « en danger » par la Commission. Pour soutenir la filière, Bruxelles dégaine un plan de secours : 1,5 milliard d’euros de prêts à taux zéro pour la production de batteries en Europe, des objectifs de verdissement des flottes d’entreprises, un soutien aux petits véhicules électriques et l’instauration d’une préférence industrielle européenne dans les chaînes de valeur.

Cette inflexion ne fait toutefois pas l’unanimité. Plusieurs États membres plaidaient depuis des mois pour un assouplissement de l’échéance de 2035, quand d’autres redoutent un coup de frein aux investissements déjà engagés dans l’électrification. Pour les défenseurs du Pacte vert, ralentir la transition serait une erreur stratégique face à la compétition mondiale. Bruxelles tente donc un exercice d’équilibriste : préserver l’ambition climatique tout en évitant le décrochage industriel.

Source : Le Figaro : Automobile : l’Europe freine sur le tout-électrique

Fintech : après l’euphorie, l’heure du tri dans les financements

Après une année 2024 plutôt porteuse, les fintechs françaises ont subi un revers en 2025. Selon l’Observatoire de la fintech, les financements ont reculé de 22 % sur un an, pour atteindre 1,1 milliard d’euros, tandis que le nombre d’opérations est tombé à 73, contre une centaine l’an dernier. Un ralentissement progressif, surtout marqué au second semestre, qui s’inscrit dans un contexte mondial plus incertain pour les investissements technologiques.

Dans le détail, les montants levés depuis le début de l’année affichent une baisse de 24 %, sans pour autant traduire un effondrement du secteur. De nombreuses fintechs ont profité des années précédentes pour constituer des réserves de trésorerie, accéder plus facilement au crédit bancaire ou atteindre la rentabilité, limitant ainsi leur dépendance aux levées de fonds. En parallèle, l’attention des investisseurs s’est déplacée vers d’autres segments technologiques, notamment l’intelligence artificielle. Résultat : moins de tours de table, mais une activité soutenue en fusions-acquisitions, signe d’un secteur qui se restructure plutôt qu’il ne s’essouffle. Malgré ce repli, la France conserve sa place de leader européen des levées de fonds dans la fintech, avec un secteur qui emploie désormais 38.000 salariés, en hausse de 10 %, et un taux de défaillance toujours limité.

À l’échelle mondiale, 2025 aura toutefois marqué un tournant : celui du grand retour des introductions en Bourse. Pas moins de 42 IPO ont permis de lever près de 10 milliards d’euros, soit jusqu’à six fois plus qu’en 2023 et 2024. Une dynamique qui pourrait se prolonger en 2026, portée par une normalisation progressive des politiques monétaires et une meilleure visibilité sur les taux d’intérêt. Dans ce contexte, le secteur pourrait entrer dans une phase de consolidation, où les écarts de valorisation ouvriraient la voie à de nouveaux rapprochements.

Source : Les Echos : Fintech : après l’euphorie, l’heure du tri dans les financements