Zone euro : l'inflation repasse sous la cible de la BCE
Le reflux des prix s'accélère sur le Vieux Continent. En janvier, l'inflation annuelle en zone euro est tombée à 1,7 %, passant sous la barre symbolique des 2 % fixée par la Banque centrale européenne. C'est son plus bas niveau depuis septembre 2024, porté principalement par l'essoufflement des prix de l'énergie, en recul de 4,1 % sur un an.
Dans ce paysage de désinflation, la France fait figure de bon élève avec un taux exceptionnellement bas de 0,4 % (normes IPCH), soit le niveau le plus faible de la zone. À l'inverse, l'Allemagne fait de la résistance avec une légère accélération à 2,1 %. Si la pression sur les services retombe doucement grâce à un ralentissement de la croissance des salaires, l'incertitude demeure sur la pérennité de ce mouvement, notamment face à la récente remontée des prix à la pompe.
Malgré ce « coup de frein » spectaculaire, ne comptez pas sur un assouplissement monétaire immédiat. Entre une inflation des services encore persistante et une croissance européenne qui résiste mieux que prévu, la BCE devrait opter pour le statu quo lors de sa réunion de jeudi. L'institution préfère maintenir sa garde haute tant que le moteur économique allemand n'aura pas confirmé son redémarrage.
Source : Les Echos : Gros coup de frein de l'inflation en zone euro, les regards se tournent vers la BCE
IA : quand la technologie devient (enfin) tangible pour les entreprises
À Wall Street, l'heure n'est plus aux promesses mais aux premiers bilans. L'arrivée de nouveaux outils automatisant des tâches complexes d'analyse juridique et de données, comme la dernière version de Claude par Anthropic, marque un tournant. Cette « concrétisation » de l'IA bouscule les lignes de front : les éditeurs de logiciels et fournisseurs de bases de données ont été lourdement sanctionnés en Bourse, perdant jusqu'à 15 % en une séance.
Les retombées sur la productivité commencent à être chiffrées. Meta revendique une hausse de 30 % de l'efficacité de ses ingénieurs, tandis que ServiceNow observe déjà un gain d'un point sur sa marge opérationnelle annuelle. Mais cette efficacité a un revers social immédiat : les suppressions de postes s'accélèrent. Bank of America prévoit de réduire ses effectifs de codage de 2 000 personnes, et certains transporteurs comme C.H. Robinson affichent déjà une baisse de 13 % de leur masse salariale.
En clair, l'IA cesse d'être un pur moteur boursier pour devenir un test de résistance opérationnel. Si les grandes organisations normées semblent les mieux armées pour en capter les fruits, les trois quarts des groupes du S&P 500 alertent désormais sur les risques significatifs que cette révolution fait peser sur leurs modèles économiques traditionnels.
Source : Les Echos : A Wall Street, les promesses et les menaces de l'IA se concrétisent
France : le marché de l'emploi des cadres guette le printemps
Après une année 2025 morose, les signaux passent au vert pour l'encadrement supérieur. Selon le dernier baromètre de l'Apec, les intentions d'embauche de cadres affichent un net rebond en ce début d'année, portées par la dynamique d'investissement, notamment dans le secteur industriel.
Dans le détail, le contraste est saisissant selon la taille des structures. Les grandes entreprises et les ETI mènent la danse : 51 % d'entre elles envisagent de recruter au moins un cadre au premier trimestre, contre 43 % à l'automne dernier. Les PME suivent le mouvement avec une hausse de 4 points. À l'inverse, les TPE restent sur la touche, confirmant une contraction persistante de leur marché.
Si les intentions sont là, le moral des cadres, lui, reste historiquement bas, flirtant avec les niveaux de la crise Covid. Prudence et attentisme dominent à court terme. Toutefois, une lame de fond se prépare : 40 % des cadres envisagent une mobilité à l'horizon d'un an, un record tiré par les moins de 35 ans, dont 61 % se projettent déjà ailleurs. Le marché pourrait donc basculer d'un statu quo forcé à une grande fluidité courant 2026.
Source : Les Echos : Emploi des cadres : ces signaux inattendus qui font espérer une reprise





