Expertise 26.08.21

Le Facteur G, ou de la bonne gouvernance

Tiré par des transitions de long terme dans les domaines de la démographie, de la technologie, de l’environnement et de la gouvernance des entreprises, le monde évolue. Les critères ESG (Environnementaux, Sociétaux et de bonne Gouvernance) font désormais partie intégrante des nouveaux plans de bataille des entreprises afin d’obtenir des résultats tout en assurant un avenir durable pour la société et la planète. Retour sur l'impact de la pandémie de Covid-19 et le troisième critère de ce label, le facteur G, avec Amber Fairbanks, gérante de la stratégie Global Sustainable Equity et Manon Salomez, analyste ESG, toutes deux chez Mirova.

La crise du coronavirus, point d’inflexion pour la gouvernance d’entreprise  

Par définition, si la “gouvernance” renvoie à un système d’entités décisionnelles qui dirigent un certain domaine d’activités, le terme est très souvent employé pour désigner des réalités différentes et reste encore un point trop partiellement abordé.  

Jugé comme le critère le plus “matériel” à évaluer, les enjeux liés au critère de gouvernance englobent aussi bien les compétences de l’équipe dirigeante, la légitimité de la place et de la rémunération des chefs d’entreprise, l’existence indispensable d’instances de contre-pouvoirs au sein de la société, et le respect du taux de féminisation dans les conseils d’administration. Le facteur G évalue ainsi la qualité des systèmes de gestion d’une entreprise et également sa capacité à gérer les risques et les opportunités sur le long terme.  

Une gouvernance de qualité est donc déterminante à la réussite des entreprises dans leur démarche de développement durable puisqu’elle permet de créer des impacts positifs et durables tout en assurant le bien-être de leurs salariés, investisseurs ou clients.  

En 2020, lorsque la pandémie de Covid-19 est apparue, la pression sur les entreprises s’est intensifiée et ces dernières ont été forcées à réfléchir à travers le prisme de leurs parties prenantes mais aussi de leur impact sur la société et la planète. Mais si elle ne constitue pas le point de départ ou d’inflexion pour une nouvelle gouvernance des entreprises, la crise a cependant accéléré la transition préexistante des entreprises vers un capitalisme plus juste.  

De nombreux défis générés par la pandémie  

En 2019, le Business Roundtable, un groupe de 250 grands dirigeants américains, a annoncé ne plus prioriser la création de valeur pour les actionnaires. Au contraire, en adoptant des pratiques durables sur leurs activités, leur objectif était de soutenir les communautés et de protéger l’environnement.  

Et la pandémie n’a fait qu’améliorer cet élan vers une économie plus verte et une meilleure gouvernance au sein des entreprises. Contraintes à gérer leurs opérations tout en protégeant la santé et la sécurité financière de leurs collaborateurs, ces dernières ont dû faire face à de nombreux défis et certaines ont rapidement décidé de prendre des mesures de court terme : congés rémunérés, dons, prime, conditions de paiements adaptées…  

Néanmoins, pour Amber Fairbanks et Manon Salomez, toutes ces étapes ne sont pas encore suffisamment durables pour accélérer la transition vers un capitalisme plus juste : “la transition vers un capitalisme plus juste devra être portée par des mesures plus durables, comme une meilleure représentativité des collaborateurs ou l’intégration de critères de développement durable à la politique de rémunération des dirigeants”.

Vers un capitalisme plus juste  

Dès l’arrivée de la pandémie en 2020, Mirova a eu comme priorité d’“encourager les entreprises à être prudentes, à maintenir l’emploi, à privilégier la santé et la sécurité et à préserver les relations fournisseurs/clients”.  

Les objectifs de Mirova, société à mission, ont donc rapidement été mis en place : investir dans des entreprises qui offrent des solutions aux enjeux de développement durable tout en intégrant des pratiques durables au sein de leur gouvernance, le tout afin de générer un impact global et positif. 

Les leviers nécessaires pour inciter le changement en matière de gouvernance  

Pour Mirova, une démarche active d’engagement ainsi que l’utilisation de tous les outils à disposition est nécessaire pour créer un environnement propice à la gestion responsable.  

C’est dans cette optique que la société encourage les entreprises à adopter des objectifs alignés avec ceux des Nations-Unis en termes de développement durable, mais aussi à améliorer la transparence de leur communication sur les efforts entrepris dans le domaine de l’écologie ou sur leurs pratiques globales. Outre ces deux missions que se donne la société, cette dernière met aussi l’accent sur la réduction des inégalités  

Notre conviction, en tant qu’investisseur, est que les entreprises alignées avec les principes du développement durable pourront créer de la valeur positive sur le long terme au service de leurs actionnaires mais également de leurs parties prenantes”.  

Source : https://www.mirova.com/fr/idees/le-facteur-g-impact-covid19-gouvernance-entreprises  


Les analyses et les opinions mentionnées dans le présent document représentent le point de vue de (des) l’auteur (s) référencé(s). Elles sont émises à la date indiquée, sont susceptibles de changer et ne sauraient être interprétées comme possédant une quelconque valeur contractuelle. 

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