Expertise 07.04.20

Coronavirus : quels impacts sur l’économie ?

Quelles sont les conséquences de l’épidémie du covid-19 sur les marchés ? 

 
Avant l’apparition du covid-19, des études ont essayé de chiffrer la conséquence d’une pandémie sur l’activité économique mondiale. Goldman Sachs prévoyait alors une récession au niveau mondial de l’ordre de 3 % pour le scénario le plus pessimiste.  

Aujourd’hui, début avril, l’économie tourne à environ deux tiers du rythme normal de son PIB. Or, si l’on perd un tiers d’activité pendant deux mois, soit un sixième de l’année, ce sont près de 5 % du PIB de l’année qui sont perdus. Ces chiffres sont pires que les scénarios les plus pessimistes élaborés avant le pic de l’épidémie.  

La fin du confinement devrait marquer la reprise de l’activité, mais de manière graduelle au début. Cette situation laisse envisager une baisse de 5 % du PIB européen en 2020 et quelque chose de légèrement supérieur aux États-Unis.  

Quelles ont été les réponses des autorités ? 

 
Les autorités ont réagi plus rapidement qu’en 2008.  

La Réserve fédérale américaine a immédiatement baissé ses taux à zéro. Les banques centrales n’ont pas tardé à racheter massivement des titres de dettes aux acteurs financiers, dont des achats d’obligations publiques et privées dans des proportions illimitées. Elles ont également mis en place une alimentation très forte du marché monétaire. En effet, c’est l’absence de liquidité qui avait provoqué une nette baisse des actions et des marchés obligataires. Les actions des banques centrales devraient donc améliorer la situation.  

L’autre élément important est la réaction des États sur le plan budgétaire. Les États-Unis ont injecté 2 200 milliards de dollars dans l’économie, soit plus de 10 % du PIB américain. Cela laisse présager un redressement plus rapide à la fin de l’épidémie.  

Grâce à cet ensemble de mesures, tout porte à penser que le marché actions ne va pas continuer de baisser, du moins pas de manière très importante. Même si la nette augmentation des contaminations aux États-Unis pourrait provoquer de nouveaux épisodes de panique et de nouvelles baisses sur les marchés.  

 
Quels secteurs sont particulièrement touchés ? 

 
On voit bien qu’un certain nombre de domaines sont très affectés par cette crise. Plus particulièrement le secteur bancaire à qui on a demandé de ne plus distribuer de dividendes, mais aussi le secteur pétrolier ou le secteur des loisirs. 

Chez VEGA Investment Managers, nous continuons d’investir dans les secteurs traditionnels sur lesquels nous intervenons d’ordinaire c’est à dire le luxe, la technologie et les valeurs industrielles, et plus particulièrement dans le domaine pharmaceutique, dont nous avons renforcé la présence dans nos fonds européens.  

Propos recueillis le 01/04/2020 auprès de Marc Riez, Directeur général VEGA Investment Managers. Les analyses et les opinions mentionnées ci-dessus représentent le point de vue de l’auteur. Cet article ne constitue pas un conseil en investissement ni une recommandation ou une offre d’achat ou de vente de titres. 

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