Expertise 20.04.21

CAC 40 2010 – 2020 : l’investisseur a-t-il été gagnant ?

Créé en 1987, le CAC 40 est le principal indice boursier de la place de Paris. C’est un panier composé de 40 valeurs de sociétés françaises choisies parmi 100 sociétés dont les volumes d’échanges de titres sont les plus importants. Si cet indice a subi, au cours de la dernière décennie, de véritables chocs historiques et de forts rebonds, il aura néanmoins connu une progression significative : l’épargnant qui avait investi 100 € en 2010 disposait de 186 € fin 2020. Retour sur cette croissance non-linéaire.

Une décennie marquée par des chocs historiques  

Les années 2011 et 2012 commencent très mal. Elles marquent le début d’une période incertaine pour le CAC 40. En effet, la crise de la dette grecque se propage rapidement aux dettes des pays périphériques. Les marchés s’affolent alors que les agences de rating dégradent la notation des pays membres les plus fragiles. La survie de la zone Euro est en jeu. Il faudra l’intervention de Mario Draghi, le 26 juillet 2012, qui, avec simplement trois mots (« Whatever it takes ») sauvera la zone Euro et éteindra l’incendie.

En 2014 – 2015, les tensions sur la dette en zone euro refont surface tandis qu’un krach se produit en Chine sur les marchés actions en août 2015. Il faudra attendre 2017 pour revenir aux plus hauts précédents. 

En 2018, Wall Street connaîtra sa pire année après la crise de 2008. Cette chute soudaine des cours s’explique par la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, mais aussi par une forte remontée des taux d’intérêts par la Réserve fédérale américaine (FED). En une année, les gains accumulés après plusieurs années de hausse sont effacés, et les marchés retrouvent la même situation de crise qu’en 2014. 

Selon Jean-Christophe Brun, Product Specialist chez Natixis Investment Managers Solutions, la décennie 2010-20 n’a pas été « un long fleuve tranquille » pour le CAC 40.

Le choc pandémique pour clôturer une décennie mouvementée 

En 2020, les investisseurs sont pris par surprise par une nouvelle épidémie venue d’Asie. Si tous les spécialistes espèrent une croissance en V pour l’économie mondiale, il faudra attendre la découverte des vaccins Pfizer (puis des suivants) pour faire connaître au CAC 40 le plus fort rebond de toute son histoire.  

Ainsi, le 9 novembre dernier, le CAC 40 progresse, en une seule séance, de 8 %, équivalent alors à la huitième plus haute hausse depuis sa création en 1987. Historique en termes de gains, la séance du lundi 9 novembre le fut aussi en matière de volume de transactions puisque 9,2 milliards d’euros ont changé de mains au sein de l’indice phare, signe de l’appétit retrouvé des investisseurs pour le risque. 

Un an après, malgré la persistance voire l’aggravation de la situation sanitaire en France et en Europe, le CAC 40 a su maintenir sa progression à un rythme soutenu de plus de 10 %, permettant alors d’effacer le choc de la Covid-19.

Les analyses et les opinions mentionnées représentent le point de vue de l’auteur référencé. Elles sont émises à la date indiquée, sont susceptibles de changer et ne sauraient être interprétées comme possédant une quelconque valeur contractuelle. Les performances passées ne préjugent en rien des performances futures.

La remise du présent document et/ou une référence à des valeurs mobilières, des secteurs ou des marchés spécifiques dans le présent document ne constitue en aucun cas un conseil en investissement, une recommandation ou une sollicitation d’achat ou de vente de valeurs mobilières, ou une offre de services. Les investisseurs doivent examiner attentivement les objectifs d’investissements, les risques et les frais relatifs à tout investissement avant d’investir.

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