Actualité 13.11.20

Les trois actualités macroéconomiques de la semaine

France : En novembre, une chute du PIB moins forte qu’au printemps dernier   

Bonne nouvelle pour l’économie française : Malgré la mise en place d’un nouveau confinement, la Banque de France anticipe une chute du produit intérieur brut (PIB) de seulement 12 % en novembre. C’est un recul nettement moins important qu’au printemps dernier ou ce dernier avait plongé de 31 %.  

Plusieurs raisons à cela. Avant tout, alors que le maître mot du premier confinement était de “restez chez vous”, cette fois tout salarié dont l’entreprise n’a pas fermé et pour qui le télétravail n’est pas possible peut de se rendre sur place.  Par ailleurs, l’ouverture des écoles a permis à beaucoup de salariés de continuer de travailler alors qu’ils avaient dû s’arrêter au printemps dernier afin de s’occuper de leurs enfants. 

Cependant, même si l’activité continue ce mois-ci pour une grande partie des secteurs, d’autres comme l’hôtellerie ou la restauration sont plus durement impactés. 

France : Le taux de chômage augmente fortement au troisième trimestre 2020  

Au cours du troisième trimestre de l’année 2020, le taux de chômage a bondi pour toucher 9 % de la population active en France. Le territoire compte, aujourd’hui, 2,7 millions de chômeurs, soit 628 000 personnes de plus qu’au cours du dernier trimestre. 

Ce chiffre avait été anticipé par l’Insee. Cependant, l’annonce d’un nouveau confinement depuis le 1er novembre rend les prévisions de la fin 2020 et l’année 2021 plus compliquées. En effet, cette hausse des sans-emplois intervient alors même que le taux de chômage avait reculé de 0,3 points au premier trimestre et 0,7 points au second.   

Alors, quelle peut être la raison de ce recul au cours des derniers trimestres ? Pour l’Insee, c’est la définition même du chômeur décrit par le BIT comme “une personne ayant recherché activement un emploi dans le mois précédent” qui en donne la clé. Ainsi, le rebond du chômage au 3e trimestre « est d’une ampleur inédite, mais est en partie mécanique, par contrecoup de la baisse en trompe-l’œil liée au confinement », rapporte l’Insee. 

Le déficit s’élève à 4milliards d’euros pour la sécurité sociale 

Si le gouvernement estimait le montant du déficit de la sécurité sociale à 44 milliards d’euros au cours du mois d’octobre, après deux semaines de re-confinement, c’est finalement à hauteur de 49 milliards que ce dernier s’élève. 

Après l’Assemblée nationale, c’est donc au tour du Sénat de se pencher sur le projet de la loi de refinancement concernant la sécurité sociale, déjà présenté fin septembre par le gouvernement. Si, à cette époque, le déficit de la sécurité sociale avait alors été établi à 44 milliards d’euros, il fut revu à la baisse du fait d’une récession moins profonde que redouté par les parlementaires. Mais la seconde vague de l’épidémie et l’annonce d’un nouveau confinement ont finalement impacté fortement son déficit.  

L’objectif principal aujourd’hui, pour la sécurité sociale, est de retrouver, non pas un retour à l’équilibre, mais a minima un budget équivalent à “la vie d’avant”. Deux raisons à cela : un chômage partiel persistant pour de nombreux salariés et une étroite corrélation entre l’explosion des dépenses de santé et la forte hausse du chômage. 

Sources : 

Les analyses et les opinions mentionnées dans le présent document représentent le point de vue de (des) l’auteur (s) référencé(s). Elles sont émises à la date indiquée, sont susceptibles de changer et ne sauraient être interprétées comme possédant une quelconque valeur contractuelle. 

Partager l'article

Autres articles

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies et autres traceurs qui nous permettent de mesurer l’audience du site.

Vous pouvez vous opposer à l’utilisation de ces Cookies en cliquant ici.

OK En savoir plus