Actualité 31.07.20

Les 3 actualités macroéconomiques de la semaine

Le robot Perseverance a décollé pour la planète Mars !  

Après la sonde “Hope” lancée par les Émirats Arabes Unis, et le robot “Tianwen-1” envoyé par la Chine, la dernière mission martienne estivale est celle des États-Unis ! La fusée Atlas qui transporte le rover Perseverance a décollé jeudi 30 juillet depuis Cap Canaveral. Si tout se passe bien, le rover arrivera fin février 2021 sur Mars, dans le cratère Jezero. L’objectif du rover : tenter de savoir s’il y eu autrefois de la vie sur la planète rouge, et aller au-delà de la mission de Curiosity, qui observe simplement le sol martien. 

La mission est un véritable défi technique : jusqu’en 2024, Perseverance va collecter des échantillons sur le sol martien. En 2028, un autre robot sera envoyé par la NASA et l’ESA pour récupérer ces échantillons, puis les rapportera à un véhicule capable de rentrer depuis Mars sur Terre, un “Earth Return Orbiter (ERO)”. Ce n’est qu’en 2030 que des scientifiques pourront étudier les échantillons et répondre à cette grande question : “Mars était-elle habitable” ? 

L’autre prouesse de Perseverance est sa conception : elle est le fruit d’une coopération internationale : “la France, l’Espagne, la Norvège et l’Italie participent sur diverses charges utiles” et occupent un tiers de la charge scientifique, le reste est américain. Le président de la République Emmanuel Macron a félicité sur Twitter le CNES et le CNRS, qui ont mis au point l’œil du rover (SuperCam), qualifié de “concentré de savoir-faire français” par M. Macron. Cet œil sera le cœur de la mission de Perseverance, car il aura “la délicate mission de choisir quel échantillon de sol ramener sur la Terre”.  

Bonne chance Perseverance ! 

Les régions françaises vont recevoir des crédits d’investissement dès 2021  

Les Régions ont été très touchées par la crise du coronavirus, notamment financièrement. Afin de relancer leurs capacités d’investissement, le gouvernement de Jean Castex a accordé une “enveloppe de 600 millions d’euros”. Le président de l’Association des régions de France, Renaud Muselier a salué l’accord selon la presse. Il a également tenu à souligner qu’en “15 jours” la situation avait été débloquée entre les collectivités et l’exécutif, ce qui n’avait pas été fait lors des 3 dernières années. Fin mai par exemple, les régions avaient quitté une réunion avec le gouvernement, s’estimant oubliées du plan de relance. 

Puisque les régions disposent de nombreuses prérogatives en matière d’emploi, de transport, d’économie et de formation, ces 600 millions d’euros seront octroyés sous la forme de “crédits d’investissement”. Le gouvernement montre ainsi qu’il compte sur les régions pour être des “relais dans la mise en œuvre du futur plan de relance attendu fin août”. 

De plus, le gouvernement a confirmé qu’il prendrait un charge la baisse des impôts de production (décidée pour stimuler la compétitivité des entreprises), estimée à 20 milliards d’euros, et qui rapportaient chaque année entre 7 et 10 milliards aux régions. En échange d’un investissement massif dans la relance, une fraction de la TVA sera affectée aux régions. 

Chute du PIB américain au second semestre : – 32,9 % 

La chute est historique. Selon l’office des statistiques américain, le BEA, le PIB recule de 32,9 % au second semestre 2020 (en rythme annualisé), ce qui correspond à une chute de 9,5 % par rapport au premier semestre 2020. L’épidémie de coronavirus est évidemment la cause majeure de ce net repli. De plus, 1,43 millions de nouveaux chômeurs ont été enregistrés lors de la semaine du 20 juillet. Bien que le taux de chômage soit en baisse, à 11,1 %, il reste bien supérieur à celui d’avant-crise (3,5 %). 

La chute de l’activité aurait pu être pire, si les mesures de confinement avaient été maintenues plus longtemps dans certains États (Floride et Texas notamment), mais cela a entraîné une forte hausse des contaminations au COVID-19. Avec plus de 150 000 morts, la reprise espérée au troisième trimestre pourrait être bien plus faible que prévue. Le président de la Fed, Jerome Powell a mis en avant mercredi 29 juillet un “ralentissement du rythme de la reprise”.  

La relance sera vraisemblablement conditionnée au plan de relance actuellement en discussion au Congrès. Après l’accord de 2 000 milliards de dollars voté en mars (soit 10 % du PIB des États-Unis), les dissensions se font entendre : les Républicains veulent un plan de 1 000 milliards, quand le projet des Démocrates se chiffre à 3 400 milliards (le “Heroes Act”). Mais il faudra qu’il soit mieux distribué. Selon la Bank of America, “les chèques distribués à des familles qui n’étaient pas en difficulté, une allocation-chômage exceptionnelle généreuse et des subventions aux entreprises largement distribuées” ont créé un effet d’aubaine, conduisant à une hausse massive de l’épargne, au “plus haut niveau de l’histoire des États-Unis”. 

Sources : 

Partager l'article

Autres articles

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies et autres traceurs qui nous permettent de mesurer l’audience du site.

Vous pouvez vous opposer à l’utilisation de ces Cookies en cliquant ici.

OK En savoir plus