Actualité 27.11.20

Les 3 actualités macroéconomiques de la semaine

France : 60 000 personnes sont sorties du chômage en octobre  

Alors que la crise économico-sanitaire n’est toujours pas résorbée, les chiffres du chômage en France continuent d’afficher de bons résultats. Au mois d’octobre, ce sont environ 60 000 personnes qui sont sorties du chômage selon les chiffres de Pôle Emploi. Il s’agit des chômeurs inscrits en catégorie A, ceux qui sont “sans activité” selon la classification de Pôle Emploi. Cette décrue est bien plus importante que celle de septembre, où 18 000 personnes sont sorties du chômage. Elle s’explique par “un effet de bascule de ces chômeurs vers les catégories B ou C”, ce qui signifie que nombre de ces personnes ont trouvé “une activité réduite (moins de 78 heures) ou plus intense (plus de 78 heures)” dans le mois d’octobre. 

Le tableau de novembre pourrait être plus sombre. En effet, le second confinement a débuté en fin de mois, et les plans sociaux (qui sont en hausse) ne se sont pas encore traduits en inscriptions à Pôle Emploi pour licenciement économique, car il y existe un décalage entre leur annonce et leur mise en œuvre. Pour rappel, on en compte 619 entre le 1er mars et le 10 novembre, pour 66.000 postes menacés, contre 346 et 26.000 durant la même période de l’an dernier”. 

Au final, 3,8 millions de personnes sont inscrites au chômage en catégorie A, et 6 millions toutes catégories confondues. Le taux de chômage en France demeure 10 % plus important qu’en février 2020, avant le premier confinement donc. 

L’indice du climat des affaires recule de 11 points en novembre  

Si le confinement actuel est moins strict que celui du printemps, il a tout de même des conséquences sur le moral des chefs d’entreprise. Chaque mois, l’Insee calcule l’indice du climat des affaires, en interrogeant 10 000 dirigeants d’entreprises. En novembre, il recule de 11 points, et atteint désormais 79 points. Pour rappel, sa moyenne de long terme est de 100. Ce chiffre demeure bien supérieur à celui du printemps : en avril, l’indice avait chuté à 54 points. 

Les secteurs du commerce et des services sont les plus affectés par le confinement et les fermetures administratives. Selon l’Insee, “tous les soldes d’opinion relatifs à l’activité économique sur le futur proche chutent fortement, qu’il s’agisse des perspectives générales d’activité du secteur, des intentions de commandes ou des ventes prévues” pour le commerce de détail. Selon les économistes d’Euler Hermès, le manque à gagner pour les commerces non-essentiels se chiffrerait “à 10,8 milliards en cas de fermeture en novembre et décembre”. La réouverture de ces commerces (dont nous vous parlons ci-dessous), annoncée cette semaine par Emmanuel Macron, devrait limiter ce manque à gagner. 

L’éclaircie vient du secteur de l’industrie, qui a bien résisté en novembre. L’indice du climat des affaires n’y recule que de 2 points (92 points en novembre), car contrairement au premier confinement, “les usines n’ont pas arrêté de tourner”. L’industrie fonctionne ainsi à 94 % de de son rythme normal, contre 75 % lors du premier confinement.  

De nombreux commerces vont pouvoir rouvrir samedi 28/11 

L’allocution d’Emmanuel Macron du mardi 24 novembre était très attendue par les commerçants dits “non-essentiels”. Le Président a annoncé que “tous les commerces pourront rouvrir et les services à domicile pourront reprendre dans le cadre d’un protocole strict, négocié avec l’ensemble des professionnels”. Les bars, restaurants, discothèques et salles de sport demeurent néanmoins fermés. Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce a réagi de manière positive à cette annonce, la qualifiant d’“excellente nouvelle” et s’est déclaré “très heureux que les magasins puissent rouvrir”. Il demeure tout de même prudent, car il n’est pas certain que les clients “seront là”. 

Les commerces qui ouvriront devront respecter un protocole sanitaire strict. Il faudra compter 8m² par client, et les magasins de plus de 400 m² devront “comptabiliser le nombre de clients présents”. La Confédération des commerçants de France (CDF), qui représente les petits commerçants indépendants, préconise le maintien des 4 m² par client pour les commerces de moins de 100 m² de surface, pour éviter une mesure “économiquement désastreuse” pour les indépendants.  

Cette réouverture des commerces était extrêmement attendue, car pour de nombreux commerces, la période du mois de décembre, et donc de Noël représente la plus grosse partie de leur chiffre d’affaires et de leurs marges. 

Sources : 

Les analyses et les opinions mentionnées dans le présent document représentent le point de vue de (des) l’auteur (s) référencé(s). Elles sont émises à la date indiquée, sont susceptibles de changer et ne sauraient être interprétées comme possédant une quelconque valeur contractuelle. 

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