Actualité 24.08.20

Les 3 actualités macroéconomiques de la semaine

 

États-Unis : La réserve fédérale du pays réaffirme son soutien à l’économie Américaine 

Alors que le coronavirus ne faiblit pas aux Etats-Unis, les conséquences de la crise économique qu’il a engendrées se poursuivent. En réponse à l’urgence que pèse la reprise économique du pays, la réserve fédérale des Etats-Unis (FED) multiplie les propositions pour atteindre la croissance. Elle a d’ores et déjà mis en en place l’achat d’obligations sur les marchés financiers pour plusieurs milliards de dollars, et amené le taux directeur à zéro. Ces mesures ont œuvré au maintien de l’emploi et de la consommation. 

Mercredi 19 août, la FED a publié le rapport de sa réunion politique tenue fin juillet. Face au nombre de personnes atteintes du coronavirus qui ne faiblit pas, et à l’efficience très faible de ces premières mesures, la FED envisage de nouvelles propositions pour rebooster l’économie américaine. Selon le compte-rendu : “un assouplissement supplémentaire pourrait être nécessaire pour favoriser la reprise économique et ramener l’inflation vers l’objectif de 2% du Comité . Pour cela, les membres du Federal Open Market Committee (FOMC), organisme décisionnel de la FED, réfléchissent toujours aux mesures les plus adéquates. Parmi les propositions retranscrites dans le compte-rendu, il pourrait s’agir de maintenir les taux “jusqu’à ce que des objectifs économiques quantifiés soient atteints ou jusqu’à une date donnée”. Cette option fut mise en place lors de la récession précédente. 

A l’heure actuelle, ces idées restent au statut de proposition. En effet, les membres du FOMC ont besoin d’échanger sur les modalités, mais doivent également tous être d’accord sur les mesures à adopter. Même si la FED a laissé la politique monétaire américaine inchangée à l’issue de la réunion, sa volonté d’aider au mieux ses compatriotes américains à rebondir est bel et bien renforcée. 

La Réunion soutenue par l’Etat Français et l’Europe dans sa relance 

En visite à la Réunion, Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, évoque les projets de reprise économique prévus pour l’Île. Il a tout d’abord rappelé les éléments-clés du plan de relance, qui sera présenté en conseil des Ministres le 25 août. Le ministre a alors précisé que « des moyens financiers importants, de différentes natures et différentes origines, y compris des crédits en fonds propres de l’Etat » pourront être apportés. La Réunion est l’un des départements français les plus touchés par la crise sanitaire liée au Coronavirus, qui continue de développer malgré elle, les difficultés économiques de l’Île. 

Mais, en plus de ce plan de 100 milliards d’euros, les outre-mer bénéficieront d’un plan propre et d’un budget dédié. La Réunion disposera d’1,7 milliard d’euros au titre de fonds européens, en plus de 300 millions d’euros négociés par Emmanuel Macron auprès de l’Union Européenne dans le cadre du plan de relance européen. Cela représente alors 2 milliards d’euros, uniquement pour L’île de la Réunion, ajoutés aux aides d’urgences déjà reçues par le département français. 

Lors de cette annonce, Sébastien Lecornu a également ajouté d’autres mesures d’aide à l’Île de la Réunion. Parmi celles-ci, l’intégration de la nouvelle route du littoral au plan de relance. Un projet ambitieux reliant Saint-Denis à la Possession, en cours depuis 2014, qui peine à être terminé. Le chantier à l’arrêt depuis septembre 2019 devrait ainsi pouvoir redémarrer en septembre prochain. 

Allemagne : La semaine de quatre jours de retour dans les débats 

Pour redynamiser l’économie et l’emploi en Allemagne, les solutions se multiplient au sein du gouvernement. Cependant, cette nouvelle idée, émise par le syndicat IG Metall, risque de créer des débats dans le pays. Pour Jörg Hofmann, Président de ce syndicat, la solution se trouverait dans les semaines de quatre jours. Pour lui, cela permettrait de « conserver les emplois dans l’industrie au lieu de les détruire. Alors que la crise économique liée au Coronavirus risque d’augmenter le taux de chômage et les licenciements, une semaine de quatre jours pourrait selon Jôrg Hofmann, inverser cette tendance. 

Ce n’est pas la première fois que le syndicat IG Metall propose cette mesure en réponse à la crise. En 2018, le « droit à la semaine de 28 heures » pendant 2 ans avait été négocié par ce syndicat de l’industrie. Selon le Président de IG Metall, cette mesure serait plus qu’utile aujourd’hui, alors que le secteur de l’industrie vit une véritable mutation numérique, et que cette crise durera « plus longtemps » que les crises économiques précédentes. Cette mesure est actuellement en cours de négociation chez Daimler, ZF et Bosch. Comme attendu, cette mesure ne séduit pas les patrons. En effet, ces derniers estiment que « la crise ne peut être surmontée qu’avec davantage de travail et de sécurité pour les salariés”. 

Cette mesure, loin de faire l’unanimité, viendrait alors se greffer aux mesures déjà proposées par le gouvernement. Olaf Scholz, Ministre des finances, vient d’annoncer que le dispositif de chômage partiel passait de douze à vingt-quatre mois. Mais le projet qui risque de faire parler de lui dans les mois à venir, c’est le revenu universel. L’institut économique de Berlin (DIW) vient de débuter une étude à long terme pour tester cette mesure auprès de 120 récipiendaires d’un revenu de 1 200 euros par mois. Les résultats de cette étude intéresseront une grande partie de l’Europe, alors que ce sujet est très régulièrement évoqué. 

Sources : 

Les analyses et les opinions mentionnées dans le présent document représentent le point de vue de (des) l’auteur (s) référencé(s). Elles sont émises à la date indiquée, sont susceptibles de changer et ne sauraient être interprétées comme possédant une quelconque valeur contractuelle.

Partager l'article

Autres articles

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies et autres traceurs qui nous permettent de mesurer l’audience du site.

Vous pouvez vous opposer à l’utilisation de ces Cookies en cliquant ici.

OK En savoir plus