Actualité 23.04.21

Les 3 actualités macroéconomiques de la semaine

Japon : 8ème mois consécutif de recul des prix : – 0,1 % en mars 

La Banque du Japon (BoJ) poursuit le même objectif que la Banque centrale européenne (BCE) : une inflation proche de 2 % à moyen-terme. Si en Europe l’objectif est loin d’être acquis, au Japon la situation est plus préoccupante : le pays est depuis 8 mois dans une spirale déflationniste. Les prix hors produits frais s’étaient repliés “de 0,4% en février, de 0,6% en janvier et de 1% en décembre 2020” explique Le Figaro. En mars, la situation s’améliore mais reste inquiétante : les prix ont reculé de 0,1 %. Ce sont les prix de l’énergie qui tirent les chiffres vers le bas : – 4,8 % en mars uniquement sur ce poste de dépense. En excluant l’énergie, les prix ont même augmenté de 0,3 % en mars. 

Cette situation économique dangereuse pourrait même se prolonger avec la “recrudescence locale du Covid-19” et des “restrictions accrues pour le commerce” explique Le Figaro. Le Japon fait en effet face à une quatrième vague de Covid-19, qui pourrait pousser l’exécutif à mettre en place un nouvel état d’urgence jusqu’au 11 mai. Face à cette situation, la Banque du Japon va se réunir mardi 27 avril pour actualiser ses perspectives de croissance et d’inflation pour 2021. 

La justice allemande valide le plan de relance européen  

Fin mars 2020, le parti allemand AfD avait déposé un recours devant le Tribunal constitutionnel fédéral (Bundesverfassungsgericht) de Karlsruhe pour contester la mise en place du plan de relance européen de 750 milliards d’euros, car celui-ci entraînera la création d’une dette commune aux 27 États membres de l’Union européenne. Une vague d’inquiétude avait alors parcouru l’Europe : un non de la part du Tribunal aurait bloqué le plan de relance, sur lequel comptent de nombreux pays pour faire face à la crise sanitaire. 

Mercredi 21 avril, les Sages de Karlsruhe ont finalement “donné leur feu vert” à la ratification du plan de relance. Le Tribunal a justifié sa décision de la manière suivante : “Un examen sommaire ne révèle pas une forte probabilité de violation de la loi fondamentale”. Selon les opposants au plan de relance, la loi fondamentale allemande interdirait au pays de partager le fardeau de la dette avec d’autres États. Si le Tribunal “rejette la demande de suspension en urgence”, il va tout de même “poursuivre son examen de la plainte sur le fond” explique Le Figaro. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, s’est félicitée de la décision du Tribunal en ajoutant que le plan de relance “ouvrira la voie à une Union européenne verte, numérique et plus résiliente”. Désormais, 17 pays sur 27 ont ratifié le plan de relance. 

Les embauches de plus d’un mois en hausse de 6,4 % au T1 2021 en France 

L’emploi en France se porte mieux en ce début d’année selon les chiffres de la Caisse nationale des Urssaf. Elle note en effet une “hausse des déclarations d’embauches de plus d’un mois hors intérim, à + 6,4 %, au premier trimestre de 2021”. Bien que cette hausse soit très faible en comparaison de celle du T3 2020 (+ 72,5 %), cette dernière suivait une chute historique de 40,1 % à cause des mesures de restriction sanitaire du premier confinement. 

Surtout, les hausses des embauches ne se limitent pas aux CDD, au contraire ! Comme l’explique le journal Les Echos, “si, à la fin de 2020, les CDD de plus d’un mois et les CDI ont chuté autant (- 14,5 % environ), les contrats à durée indéterminée ont repris près de deux fois plus vite que ceux à durée déterminée au premier trimestre de 2021 (+ 8,1 % contre + 4,9 %)”. Ce sont les petites entreprises qui tirent les chiffres des embauches vers le haut, avec une hausse de leurs déclarations d’embauche de plus d’un mois de 8,8 %. Les entreprises de plus de 20 salariés sont celles qui ont le plus contribué à la hausse des emplois les plus durables. Le secteur de l’industrie est celui qui a généré le plus d’embauches : 11,2 %, après une baisse limitée le trimestre précédent à 2,4 %. Le secteur tertiaire a enregistré une hausse des embauches de 4,6 % et la construction une hausse de 4,4 %. 

Néanmoins, cette reprise sur le front de l’emploi doit encore se confirmer au T2, car en avril de nouvelles mesures sanitaires ont été mises en place. 

Sources : 

Les analyses et les opinions mentionnées dans le présent document représentent le point de vue de (des) l’auteur (s) référencé(s). Elles sont émises à la date indiquée, sont susceptibles de changer et ne sauraient être interprétées comme possédant une quelconque valeur contractuelle. 

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