Actualité 21.05.21

Les 3 actualités macroéconomiques de la semaine

Royaume-Uni : l’inflation atteint 1,5 % en avril  

Face aux nombreux plans de relance adoptés dans plusieurs pays et au rebond des cours du pétrole, les économistes s’attendent à une remontée de l’inflation. C’est ce qui est en train de se produire au Royaume-Uni : l’inflation est revenue à son niveau de mars 2020 : 1,5 % en rythme annuel en avril. Pourtant, elle n’était que de 0,7 % en mars 2021, et même de 0,2 % en août 2020 ! Ce niveau d’inflation est inédit outre-manche depuis le début de la crise sanitaire. Le Figaro note que “cette accélération de l’inflation en avril intervient alors que le pays a engagé le mois dernier une nouvelle phase de redémarrage de l’activité, avec notamment la réouverture des commerces non essentiels”. 

Comment expliquer ce regain d’inflation ? Ce sont les prix de l’habillement et du carburant qui ont le plus joué : les prix des vêtements et chaussures ont notamment progressé de 0,1 % sur un an en avril, après plusieurs mois de fort repli. Grant Fitzner, économiste en chef à l’ONS explique également que les prix à la pompe sont les plus élevés depuis janvier 2020, à la faveur d’une hausse des cours du brut sur le marché”. 

La Banque d’Angleterre (BoE) et son gouverneur Andrew Bailey se veulent néanmoins rassurants : les prix à la consommation vont accélérer “temporairement au-dessus de 2% vers la fin 2021” mais cela ne remettra pas en cause la politique monétaire “ultra-accommodante”. La BoE a choisi de maintenir “son taux d’intérêt à 0,1 % et son programme de rachat d’actifs à 895 milliards de livres”. 

France : 53 % des patrons de TPE-PME « inquiets » pour leur avenir  

Malgré l’optimisme affiché par le Gouvernement, le moral des patrons de TPE-PME est “fragile”. Selon le journal Les Echos qui reprend une étude de la CPME, représentant patronal de ces patrons, 53 % de ces derniers se disent inquiets pour la pérennité de leur entreprise, un niveau quasiment inchangé par rapport à celui constaté au début de l’année (54 % en janvier). François Asselin, le président de la CPME s’est exprimé dans Les Echos : “Les chefs d’entreprise sentent que la reprise est à portée de main et qu’elle sera dynamique. Mais il y a malgré tout beaucoup d’incertitudes liées à leur situation financière ou à des problèmes d’approvisionnement”. L’endettement des entreprises s’est accentué au T1 2021 selon 32 % des dirigeants interrogés. 22 % déclarent avoir des difficultés à payer leur loyer. 

Les difficultés financières ne sont pas les seules que rencontrent les dirigeants, il y a également des difficultés conjoncturelles : 59 % des entreprises se disent impactées par la hausse des prix des matières premières, et 28 % éprouvent des difficultés pour s’approvisionner en matière première. Enfin, parmi les entreprises ayant eu recours aux prêts garantis par l’Etat (PGE), “environ 58 % ont demandé un différé de remboursement de deux ans et 10 % s’attendent à avoir besoin de huit ans pour le remboursement” notent Les Echos

Afin d’éviter de casser la reprise économique, la CPME propose de réfléchir à des outils “qui permettent d’étaler le remboursement des dettes sur une longue période, comme la création d’un prêt de consolidation”. Et puisque le risque de faillite est bien réel, la CPME propose également de ne pas inscrire les chefs d’entreprise au fichier des incidents de paiement pour ne pas les condamner à vie. 

La Banque d’Islande relève son taux directeur à 1 % 

Les perspectives économiques en Islande sont bonnes : la croissance est attendue en hausse dans les prochains mois, mais l’inflation également. La banque centrale islandaise a donc pris la décision de relever son principal taux directeur pour la première fois depuis novembre 2018. Il est passé de 0,75 % à 1 % mercredi 19 mai. La croissance de l’île devrait atteindre 3 % en 2021 et “plus de 5 %” en 2022 selon les chiffres communiqués par Le Figaro

Ce regain de croissance va donc s’accompagner d’une inflation en forte hausse en raison de “pénuries d’approvisionnement de certains secteurs et la remontée des cours du pétrole”. Mesurée à 4,1 % en février, elle a atteint 4,6 % en avril et s’avère “plus élevée et plus durable” que précédemment estimé, justifiant la hausse des taux, souligne la Banque d’Islande. Ces pénuries ne sont pas les seuls facteurs contribuant à la hausse de l’inflation en Islande : “la dépréciation de sa devise, la couronne, et des hausses de salaires et de prix de l’immobilier” jouent également. 

Sources : 

Les analyses et les opinions mentionnées dans le présent document représentent le point de vue de (des) l’auteur (s) référencé(s). Elles sont émises à la date indiquée, sont susceptibles de changer et ne sauraient être interprétées comme possédant une quelconque valeur contractuelle. 

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