Actualité 18.12.20

Les 3 actualités macroéconomiques de la semaine

L’indice du climat des affaires remonte en décembre : + 12 points  

A l’instar du premier déconfinement, le second a eu des effets positifs sur le climat des affaires en France. Cet indice, mesuré chaque mois par l’Insee auprès de 10 000 entreprises, est passé de 79 points en novembre à 91 points en décembre. Et bien que l’indice soit inférieur à sa moyenne de long terme (100 points), il se retrouve à un niveau proche des mois de septembre et octobre, “où l’activité économique tournait correctement pour beaucoup d’entreprises” selon Les Echos. Même dans les secteurs les plus touchés par la crise sanitaire (commerce de détail et services), le “moral des patrons” a enregistré un rebond. L’Insee ajoute que “les chefs d’entreprise sont nettement moins pessimistes qu’en novembre sur l’activité à venir pour les trois prochains mois”. 

En plus du déconfinement, la préservation du pouvoir d’achat des ménages grâce aux mesures gouvernementales participe au rebond du moral des patrons : “la consommation a pu repartir dès l’ouverture des magasins” selon Les Echos. 

Des zones d’ombres demeurent : les dirigeants du secteur de l’hôtellerie-restauration ne connaissent pas ce rebond et le secteur de l’industrie souffrent de carnets de commande bien moins remplis qu’à la normale. Le climat de l’emploi reste timoré, ce qui “augure d’une reprise très lente des embauches[1]. Si environ 2 millions d’emplois ont été préservés grâce aux diverses mesures mises en œuvre (notamment le chômage partiel), l’avenir reste incertain. Selon Véronique Janod, économiste chez Natixis, “les destructions d’emplois devraient se poursuivre jusqu’à mi-2021”. 

Le PIB de la zone euro pourrait reculer de 2,5 % au 4ème trimestre  

Dans de nombreux pays européens, des mesures de reconfinement ont été mises en place pour lutter contre la propagation de la Covid-19. Et cela n’est pas sans conséquences sur les économies. Hors zone euro, le Royaume-Uni a par exemple décrété la fermeture des magasins “non-essentiels”, des restaurants ainsi que de nombreux lieux culturels, comme les théâtres.  

En zone euro, l’Allemagne a décrété la fermeture de nombreux magasins jusqu’à la mi-janvier, ce qui pourrait conduire à des faillites nombreuses selon trente patrons d’enseignes, qui ont écrit à la Chancelière Angela Merkel.  

Néanmoins, l’optimisme n’a pas disparu. Premièrement, le PIB de la zone euro a fortement rebondi au troisième trimestre (+ 12,5 %), ce qui conforte les “politiques de soutien massif lancées depuis mars, qui ont maintenu artificiellement en vie les emplois et les entreprises à coups de chômage partiel et de prêts garantis par l’État” selon Le Monde. Deuxièmement, les ménages européens qui ont conservé leur emploi ont pu se constituer une “épargne forcée relativement importante”, qui pourrait être dépensée en 2021 et ainsi relancer la machine économique.  

L’adoption du plan de relance américain est attendue pour ce weekend 

Cela fait des mois que démocrates et républicains n’arrivent pas à se mettre d’accord sur un nouveau plan de relance pour succéder à celui de 3 000 milliards de dollars voté en mars. Or il y a urgence : le 26 décembre, 12 millions de chômeurs se retrouveront en fin de droit sans crédits supplémentaires votés par le Congrès. Mais selon Le Figaro, “les négociations entre leaders démocrates et républicains sur les termes d’un nouveau plan massif de soutien à l’économie américaine progressent à nouveau”. L’affaiblissement de la consommation et des embauches de ces dernières semaines semble accélérer les discussions.  

Selon les informations disponibles, ce plan devrait être doté de 900 milliards de dollars, ce qui représente un compromis entre les républicains (qui préconisaient 500 milliards) et les démocrates (qui souhaitaient 2 400 milliards). Toujours selon Le Figaro, le plan devrait inclure des chèques directement versés aux ménages américains “les moins riches”, des indemnités chômages hebdomadaires supplémentaires, des “crédits pour les campagnes de vaccination” dans les États, de nouvelles aides aux petites entreprises à court de liquidités et la “prolongation de l’interdiction d’expulser les locataires de leurs logements pour cause de retard de paiement sur leurs loyers”. 

Enfin, deux dispositions auraient été écartées pour arriver à un compromis : les républicains ont obtenu que le plan ne comprenne pas de crédits supplémentaires pour les États, et les démocrates qu’aucune protection ne soit accordée aux entreprises pour les préserver de poursuites judiciaires “en cas de contamination, par leur négligence, de leurs employés”. 

Sources : 

Les analyses et les opinions mentionnées dans le présent document représentent le point de vue de (des) l’auteur (s) référencé(s). Elles sont émises à la date indiquée, sont susceptibles de changer et ne sauraient être interprétées comme possédant une quelconque valeur contractuelle.

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