Actualité 15.01.21

Les 3 actualités macroéconomiques de la semaine

France : la consommation de décembre 2020 a été 4 % supérieure à celle de décembre 2019  

Le relâchement des restrictions sanitaires opéré en décembre a eu des effets très similaires à celui du printemps, selon les économistes du Trésor, qui précisent que la “première moitié de décembre a été marquée par un fort rattrapage des achats après la réouverture des commerces et le Black Friday”. Pour mesurer ce rebond de la consommation ils ont utilisé les données des transactions par carte bancaire. Selon leurs analyses, “le montant des transactions a bondi de 16 % au cours de la semaine du 30 novembre au 6 décembre par rapport à la semaine équivalente de 2019 et même de 27 % la semaine suivante, du 7 au 13 décembre”. Les deux dernières semaines de décembre ont été plus normales. 

Cette hausse des transactions marque une vraie différence par rapport à novembre : le volume d’achat fut 17 % inférieur à celui de novembre 2019, quand le mois de décembre affiche une progression de 4 % par rapport décembre 2019 et ce, malgré un couvre-feu en vigueur tous les jours à 20 heures. 

En Europe, les Français sont parmi les plus dépensiers lors des périodes de déconfinement : au troisième trimestre 2020, la consommation française n’était que de 2 % inférieure au niveau d’avant-crise, contre 14 % au Royaume-Uni, 10 % en Espagne et 4 % en Allemagne selon Les Echos

Le PIB français de décembre 2020 a été 7 points inférieur à décembre 2019  

Malgré la hausse de la consommation enregistrée en décembre 2020 par Le Trésor, le PIB de la France n’a pas progressé : il a même reculé selon les analystes de la Banque de France. Dans son enquête publiée mercredi 13 janvier, les économistes de la Banque estiment que le PIB a reculé de 7 points par rapport à décembre 2019. Le maintien de mesures de restrictions affecte négativement l’activité économique du pays. Le recul du PIB devrait également s’établir aux alentours de 7 % en janvier selon François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, sans pour autant remettre en cause “la prévision d’une croissance de 5 % cette année” selon Les Echos

Le gouverneur de la Banque de France a également ajouté que le début de l’année sera difficile sur le front de l’emploi. Selon François Villeroy de Galhau, “un pic du chômage proche de 11 % au premier semestre de cette année” est attendu, “avant un reflux autour de 9 % fin 2022”. 

Le recul du PIB et la hausse du chômage ne sont pas les seuls indicateurs à surveiller : l’investissement des entreprises sera capital pour créer des emplois. Or s’il a “bien résisté en France en 2020”, le risque d’affaissement est “réel” selon Les Echos. Car les entreprises ont accumulé des dettes importantes, qui pourraient conduire à des faillites lorsque le soutien de l’État diminuera : la question de la “restructuration de la dette privée” va se poser très vite. 

La croissance française pourrait atteindre 5 % en 2021 

2020 fut économiquement une année noire. Selon les économistes de la Banque de France, il s’agit même de la pire récession “depuis 1945”, puisque le recul du PIB s’établit à 9 %. Ce recul aurait même pu être bien pire, mais l’activité du mois de décembre, meilleure que prévue a changé la donne. Plusieurs secteurs ont ainsi connu une activité supérieure à celle de décembre 2019 : les services d’édition de logiciels ou les services informatiques notamment, quand d’autres sont proches de leurs niveaux d’avant-crise : l’industrie (chimie, pharmacie et agroalimentaire) et le bâtiment par exemple. 

La Banque de France a également publié ses prévisions de croissance pour 2021. Elle a interrogé 8 500 chefs d’entreprises, qui “se sont montrés raisonnablement optimistes pour le début de 2021” selon Le Monde. Ils ont estimé que l’activité de janvier devrait se poursuivre sur le même rythme qu’au mois de décembre 2020. La Banque de France a alors maintenu sa prévision de croissance pour 2021 et pour 2022 : + 5 % chaque année. Le scénario de la Banque de France est soumis à l’hypothèse d’une levée progressive des mesures de restrictions sanitaires après mars 2021. Or, l’apparition de plusieurs variants à la Covid-19 et les débuts timides de la campagne de vaccination fragilisent cette hypothèse. 

Sources : 

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