Actualité 11.06.21

Les 3 actualités macroéconomiques de la semaine

Allemagne : les exportations en hausse de 44 % en 1 an  

L’Allemagne confirme son statut de première puissance économique européenne : ses exportations ont progressé au premier trimestre 2021 et reviennent à un niveau très proche de celui d’avant-crise. Selon Le Figaro, qui reprend les chiffres de l’Office fédéral des statistiques, “la première économie européenne a exporté des biens pour 111,8 milliards d’euros, soit 0,3 % de plus qu’en mars et 0,5 % de moins qu’en février de l’année passée”. Depuis mai 2020, la machine exportatrice allemande est dans une spirale de croissance impressionnante, avec notamment trois hausses majeures en 2021 : + 1,9 % en janvier, + 0,8 % en février et + 1,3 % en mars. 

De plus, l’Allemagne dégage un excédent commercial important, car le niveau des importations est en baisse : – 1,7 %, qui permet à Berlin de dégager un excédent de 15,5 milliards d’euros, contre 20,2 en mars. Sur un an, les chiffres sont encore plus éloquents : les exportations ont augmenté de 48 % et les importations de 33 %, ce qui devrait permettre à l’Allemagne de maintenir son excédent commercial, voire même de le faire croître davantage. 

Néanmoins, le recul des importations est source d’inquiétudes outre-Rhin : Berlin entrevoit des difficultés pour s’approvisionner “en composants électroniques, bois, plastiques ou acier” explique Le Figaro. Or ces matériaux sont essentiels pour la reprise économique allemande. Malgré tout, le gouvernement se veut optimiste pour la croissance, attendue à 4 % en 2021 selon les déclarations du ministre de l’Économie, Peter Altmaier. 

La croissance mondiale devrait être de 5,6 % en 2021 

A quoi ressemblera la reprise économique mondiale ? Selon les prévisions de la Banque mondiale, elle sera “vigoureuse mais trop inégale”. La croissance mondiale devrait en effet atteindre 5,6 % en 2021 (contre 4,1 % prévus en janvier 2021). Certains pays devraient largement dépasser ce chiffre, notamment la Chine (+ 8,4 %) et les États-Unis (+ 6,8 %), tandis que la croissance en zone euro n’atteindra que 4,2 %. Il est évident que la croissance pays par pays dépend pour beaucoup de la vitesse et de la puissance des campagnes nationales de vaccination. L’immense majorité des pays en développement ont à peine entamé leurs campagnes, faute de pouvoir acheter des vaccins et s’en remettent à l’heure actuelle aux dons des pays les plus développés. Ce retard se ressent dans les prévisions de croissance pour 2021 : 4,5 % au Brésil et 3,5 % en Afrique du Sud. 

Malgré des signes encourageants de reprise à l’échelle mondiale, la pandémie a aggravé la pauvreté et les inégalités dans les pays en développement”, s’inquiète David Malpass, le président de la Banque mondiale. Selon Le Figaro, “les pays les moins avancés vont connaître en 2021 leur croissance la plus faible depuis vingt ans : 2,9 %”. Le retard pris dans la vaccination s’accompagne d’un autre problème : la hausse vertigineuse du prix de nombreuses denrées agricoles, qui se sont envolés de 38 % en mai (augmentation calculée sur un an), alors qu’elle n’était plus que de 3,9 % en 2019. Or dans les pays à bas revenus, la nourriture peut représenter plus de la moitié du panier d’un ménage. 

Pour la Banque mondiale il y a urgence afin de limiter la dégradation de la sécurité alimentaire dans les pays à bas revenus. “Le nombre de victimes de pénuries de nourriture est passé de 135 millions en 2019 à 165 millions en 2020 et pourrait s’aggraver” rappelle Le Figaro. En sus, la grande pauvreté a considérablement progressé à cause de la pandémie : le nombre de personnes vivant avec moins de 1,9 dollar par jour, c’est-à-dire vivant dans le plus grand dénuement, a augmenté de 120 millions. 

La France est le pays d’Europe le plus attractif pour les investisseurs étrangers 

Cocorico ? Pour la deuxième année consécutive, la France obtient la première place au classement des pays européens les plus attractifs pour les investissements directs étrangers (IDE) ! Malgré un recul du nombre d’IDE de 18 % entre 2019 et 2020 – crise sanitaire oblige – la France reste devant ses concurrents avec 985 projets, contre 975 au Royaume-Uni et 930 en Allemagne. Nos voisins enregistrent pourtant des reculs plus modérés : – 12 % outre-Manche et – 4 % outre-Rhin. Le recul plus important des IDE en France s’explique par le poids que représentent 3 secteurs très touchés par la crise en France : l’aéronautique, l’automobile et le tourisme qui attirent les IDE. Les investisseurs expliquent que la France a “relativement bien défendu son attractivité grâce aux mesures de soutien et au plan de relance” : seul un investisseur sur dix trouve le plan français moins performant que celui des autres pays, contre 44 % qui le jugent au contraire plus performant. 

Et ce n’est pas tout : un véritable mouvement de relocalisation est attendu dans l’hexagone. “Plus de la moitié des dirigeants étrangers installés en France déclarent vouloir y relocaliser des activités au cours des trois prochaines années et 18 % affirment même qu’ils vont relocaliser tout de suite ou dans les prochains mois” explique Business Insider. Si en 2020, 66 % des dirigeants étrangers déclaraient vouloir réduire leurs investissements en France, ils ne sont plus que 44 % en avril 2020 et 40 % comptent les maintenir. 

Quels secteurs bénéficient le plus de ces IDE ? Avec 146 projets, celui des logiciels et technologies de l’information est en tête, malgré un recul des IDE mesuré à 29 %. Le secteur de la pharmacie a vu son nombre d’IDE plus que doubler, passant de 26 à 58. En Europe, les trois pays qui ont tiré leur épingle du jeu en 2020 sont la Turquie, avec 18 % de projets en plus, la Pologne (+ 10 %) et le Portugal (- 3 %). 

Sources : 

Les analyses et les opinions mentionnées dans le présent document représentent le point de vue de (des) l’auteur (s) référencé(s). Elles sont émises à la date indiquée, sont susceptibles de changer et ne sauraient être interprétées comme possédant une quelconque valeur contractuelle. 

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