Actualité 08.01.21

Les 3 actualités macroéconomiques de la semaine

La confiance des ménages français a progressé en décembre : + 6 points  

Le moral des ménages est instable depuis le début de l’épidémie de Covid-19. Le mois de décembre n’a pas fait exception. Selon l’Insee, “l’indicateur de la confiance des ménages dans la situation économique” a progressé de 6 points et se situe désormais à 95 points (100 étant la moyenne de long terme). Cette hausse s’explique par l’arrivée des vaccins, et le relâchement des restrictions sanitaires. 

Toujours selon l’Insee, trois indicateurs montrent que les ménages retrouvent confiance. D’abord, “la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants” est en nette progression : elle est même repassée au-dessus de la moyenne de long terme, une première depuis le début de la pandémie en février 2020. Ensuite, le pessimisme des ménages quant à leur “situation financière future” a reculé. Enfin, et c’est peut-être le plus marquant, la part des ménages qui considèrent que “le niveau de vie en France va s’améliorer au cours des douze prochains mois” a grimpé, ce qui est une première depuis septembre 2020. 

Cependant, il convient de rester prudent : le moral des ménages reste dépendant de la situation sanitaire : la hausse de décembre est “conjoncturelle” selon Les Echos, et donc fragile. Les craintes des ménages français vis-à-vis du chômage demeurent importantes, compte tenu de la situation sur le marché de l’emploi. 

80 % des PME françaises se portent économiquement mieux que prévu  

C’est une excellente nouvelle en provenance du front économique : les PME françaises ont affiché une résilience importante, selon les patrons de TPE-PME (de 1 à 250 salariés) et ce, malgré l’impact du second confinement. Selon l’enquête menée par Bpifrance Le Lab auprès de 5 000 entreprises, 80 % des entreprises interrogées ont terminé l’année 2020 dans “une position meilleure qu’escompté au moment du déclenchement de la pandémie” au printemps. Les différentes mesures de soutien (activité partielle, fonds de solidarité et PGE) ont permis aux entreprises de garder la tête hors de l’eau. Le PGE permet notamment aux entreprises d’estimer que leur trésorerie actuelle sera suffisante pour “affronter la période”, malgré “une nette dégradation de leur trésorerie sur un an”. 

Sur le front de l’emploi, l’impact de la Covid-19 sera moins fort que sur l’activité, notamment grâce au dispositif d’activité partielle : 58 % des PME qui prévoyaient de recruter ont annoncé conserver leurs intentions d’embauche en 2021, alors que seulement 13 % ont annoncer les annuler.  

Bien entendu, tout n’est pas rose. Le chiffre d’affaires de 80 % de ces entreprises a reculé de 13 %, et 27 % des entreprises estiment même que ce recul s’établira aux alentours de 30 %. Pour les PME du secteur du tourisme, le recul du chiffre d’affaires pourrait atteindre 42 % : les régions PACA et Île-de-France sont “plus particulièrement touchées” selon Le Figaro

Le CA des entreprises d’IDF a reculé de 10,8 % entre janvier et septembre 2020 

La région Île-de-France (35 % du PIB de la France) est la première région touristique française et à ce titre, elle souffre de la crise sanitaire. L’impact de l’épidémie est plus important que celui de de la crise économique de 2008-09 selon Didier Kling, président de la CCI Paris-Ile-de-France. Les entreprises franciliennes ont enregistré un recul de 10,8 % de leur chiffre d’affaires sur les 3 premiers trimestres de 2020. Seules les entreprises de Corse (- 17,2 %) et de Bourgogne-Franche-Comté (- 10,9 %) font pire. 

Au sein de l’Île-de-France, c’est Paris qui a le plus souffert : le recul du chiffre d’affaires est estimé à 15 % lors des 3 premiers trimestres de 2020. Selon le journal Le Monde, “la chute drastique de l’activité des deux aéroports, Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly, qui se répercute sur des milliers de fournisseurs et de sous-traitants, pèse lourdement dans le bilan global”. 95 000 emplois n’auraient pas été renouvelés depuis 2019, et le taux de chômage s’établit désormais à 8,3 %, “soit 1,2 point de plus qu’au quatrième trimestre 2019”. 

La crise sanitaire et son impact sur le tourisme a rappelé à quel point les touristes étrangers sont importants pour l’économie francilienne. Si on pouvait parler de saturation touristique avant la pandémie en Île-de-France, la situation actuelle est bien différente : le taux d’occupation des hôtels n’a pas dépassé 39 % en juillet. Enfin, et c’est un signe inquiétant pour la région, les chiffres de l’immobilier sont en net recul : “35 % de ventes en moins en 2020 qu’en 2019” selon le réseau Century 21.  

Sources : 

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