Actualité 03.07.20

Les 3 actualités macroéconomiques de la semaine

France : hausse de la consommation de 36 % en juin  

La consommation des ménages avait connu de très fortes baisses en mars (- 16 %) et en avril (- 32 %). Le rebond observé par l’Insee en mai contrebalance ces mauvais chiffres : + 36 %. Avec le confinement, les Français se sont pris de passion pour leur intérieur, et cela se ressent sur les dépenses d’équipement du logement. Selon l’Insee, “les ventes de meubles et d’appareils électroménagers ont été très dynamiques en mai, après deux mois de forte baisse”. 

Les achats d’habillement et de textile ont continué de souffrir de la fermeture des magasins début mai : le repli en mai par rapport à février est de 19 %. Mais l’Insee estime que les dépenses de ce secteur sont “en voie de normalisation”. Dans le secteur de l’énergie, la fin de la limite des 100 kilomètres pour se déplacer a entraîné une hausse de la consommation de carburant. Cette hausse devrait logiquement se poursuivre avec l’arrivée des vacances d’été.  

Ce sont les dépenses alimentaires qui affichent le meilleur visage en mai : elles sont en hausse de 4,1 % par rapport au niveau d’avant confinement. La fermeture des restaurants pousse les ménages à dépenser davantage en magasin pour cuisiner et constituer des stocks de produits alimentaires. 

La Banque centrale allemande autorisée à poursuivre ses achats d’obligations pour la BCE  

Le 5 mai, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe remettait en cause la participation de la Bundesbank (la banque centrale allemande) au programme d’achats massifs d’obligations d’État de la Banque centrale européenne (PSPP) suite à une procédure engagée par des citoyens allemands. Selon les juges de la Cour constitutionnelle, “la BCE avait dépassé son mandat en lançant le PSPP, sans démontrer que ses effets positifs” surpasseraient ses effets négatifs sur l’inflation. Selon la Cour, les épargnants allemands se retrouvaient pénalisés : les rendements de leurs placements auraient chuté “depuis la mise en place par la BCE de mesures exceptionnelles pour soutenir l’économie”.  

Pour la BCE, qui n’a de comptes à rendre qu’à la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) et au Parlement européen, il était impensable de se plier à “l’oukase” de la Cour de Karlsruhe. Néanmoins, la Banque centrale a fourni un certain nombre de documents pour démontrer l’efficacité de son action. 

Les députés allemands ont par la suite largement accordé leur soutien à la BCE : une grande coalition rassemblant les Verts, le SPD, la CDU et le parti Libéral-Démocrate a reconnu “la qualité et l’exhaustivité de la réponse de la BCE”, rejoignant ainsi la position du ministre des Finances allemand, Olaf Scholz. Ce dernier estimait que la Bundesbank devait être autorisée à poursuivre sa participation au PSPP. Les députés ont également tenu à souligner que l’indépendance de la BCE est importante.  

États-Unis : création de 4,8 millions d’emplois en juin 

Le chiffre a réjoui le président des États-Unis, Donald Trump : en un mois, presque 5 millions d’emplois ont été créés au pays de l’Oncle Sam. Bien que toujours supérieur à son niveau d’avant-crise, le taux de chômage est passé de 13 % à 11,3 %. Selon le ministère du Travail américain, “ces améliorations reflètent la poursuite de la reprise de l’activité économique qui avait été interrompue en mars et avril dans un effort pour contenir la pandémie de coronavirus”. Le ministère a également souligné que l’emploi dans les secteurs du loisir et de l’hôtellerie a “fortement augmenté”.  

Malgré ces chiffres encourageants, la situation sanitaire reste critique, et pourrait pénaliser l’économie américaine au second semestre. De plus, ces chiffres ont été collectés lors de la première partie du mois de juin. Or, les deux dernières semaines de juin ont été marqués par une forte résurgence du Covid-19 aux États-Unis. Il faut également souligner que malgré ces 4,8 millions de créations d’emplois, 17,8 millions d’américains restent au chômage, soit 12 millions de plus qu’en février. 

Ces bons résultats ont en partie été obtenus grâce à la réouverture de restaurants et des lieux de loisirs, après des semaines de confinement qui n’ont pas fait disparaître le coronavirus. Or dans le sud du pays – qui s’est moins confiné – le nombre de cas est en forte hausse. Un retour des mesures de confinement, même partiel, pourrait stopper net cette embellie économique. Le président Donald Trump promet de son côté un “superbe troisième trimestre”. 

Les analyses et les opinions mentionnées dans le présent document représentent le point de vue de (des) l’auteur (s) référencé(s). Elles sont émises à la date indiquée, sont susceptibles de changer et ne sauraient être interprétées comme possédant une quelconque valeur contractuelle.

Sources : 

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