Actualité 02.07.21

Les 3 actualités macroéconomiques de la semaine

France : la consommation des ménages a augmenté de 10,4 % en mai  

Les chiffres de la reprise en France sont impressionnants : la consommation des ménages a augmenté de plus de 10 % sur le seul mois de mai selon les données publiées par l’Insee. Cette hausse surpasse même la baisse enregistrée au mois d’avril (- 8,7 %), imputable au troisième confinement. L’Insee explique que “les dépenses des ménages en biens retrouvent ainsi un niveau proche de leur niveau moyen du quatrième trimestre 2019”. Bien que la reprise de la consommation soit moins importante que celle du premier déconfinement (35,2 % en mai 2020) ou du second (21,1 % en décembre 2020), il est essentiel pour permettre au tissu économique français de repartir.  

Ce sont surtout les achats de biens fabriqués (+ 26 %), favorisés par la réouverture de l’ensemble des commerces le 19 mai qui portent la hausse de la consommation. Parmi les biens fabriqués, l’habillement et le textile enregistrent une progression inédite depuis mai 2020 : + 149,2 %. “Conséquence directe de l’obligation de rester chez soi, les achats de biens durables ont, de leur côté, progressé de 11,3 %, portés notamment par les biens d’équipement du logement (+ 24 %)” explique le journal Les Echos. La fin des restrictions de déplacement a fait grimper la consommation de carburant de 7,3 %. Cette hausse n’efface pas le recul du mois précédent (- 9,3 %) et la consommation de carburant reste encore inférieure à son niveau moyen d’avant crise. 

Les exportations françaises retrouvent leur niveau d’avant crise  

Depuis le début de l’année 2021, le commerce international repart très fortement à la hausse. Il est même attendu 6 à 7 points au-dessus de son niveau d’avant crise à la fin de l’année. Et cela se ressent sur les exportations françaises, amputées de 82 milliards d’euros en 2020. Le recul fut si fort que malgré la reprise économique, les exportations françaises d’avril 2021 demeurent inférieures à celles de décembre 2019 (- 8 %). Cette apparente mauvaise nouvelle en cache en bonne : c’est le secteur aéronautique (10 % des exportations françaises en temps normal) qui tire les chiffres vers le bas, alors que d’ordinaire il les tire vers le haut. En revanche, “tous les autres secteurs ont renoué depuis plusieurs mois avec leur niveau d’exportation de fin 2019” expliquent Les Echos : métallurgie, cosmétiques, parfums et textile-habillement. Le secteur agricole se paie même le luxe d’afficher des ventes à l’étranger supérieures à celles réalisées avant crise. 

Vers qui la France exporte-elle ? C’est essentiellement vers l’Asie que les produits français trouvent preneur ! Elles sont 10 % supérieures à celles d’avant crise, ce qui est logique puisque l’Asie – et en particulier la Chine – a redémarré bien plus tôt que le reste du globe. A contrario, les montants exportés vers notre premier partenaire commercial, l’Allemagne, se sont contractés de 10 %. Avec les autres pays de la zone euro (notamment l’Italie et l’Espagne) et le Royaume-Uni, les flux ont en revanche retrouvé leurs niveaux habituels. 

Italie : le déficit public évalué à 13,1 % du PIB au T1 2021 

Dans l’ensemble des pays ayant mis en place des mesures de soutien à l’économie, les déficits publics se creusent. C’est par exemple le cas de la France et de l’Italie. Le déficit public de l’Italie a ainsi grimpé à 13,1 % du Produit intérieur brut au premier trimestre, a indiqué jeudi l’Institut national des statistiques (Istat). C’est une hausse de 2,5 points par rapport au premier trimestre 2020 (10,6 %), largement imputable à une forte hausse des dépenses publiques et une hausse moins marquée des recettes. “Les dépenses de l’État italien au premier trimestre ont augmenté de 6,3 % sur un an, alors que les recettes n’ont progressé que de 1,4 %”, a précisé l’Istat. Le déficit atteint par l’Italie au premier trimestre est largement au-dessus des attentes du gouvernement de Mario Draghi pour 2021 : 11,8 % du PIB. Les observateurs ne sont cependant pas inquiets, “le déficit public est toujours plus élevé au premier trimestre en Italie qu’aux trimestres suivants” explique Le Figaro.  

Le plan de relance européen arrive à point nommé pour Rome, qui va pouvoir continuer de soutenir son tissu économique en creusant moins son déficit : l’Italie recevra au total 191,5 milliards d’euros de Bruxelles, dont 68,9 milliards de subventions directes et 122,6 milliards de prêts. Cette manne va permettre à l’Italie d’entamer la réduction de son déficit public : selon les estimations du gouvernement, le déficit public devrait baisser à 5,9 % du PIB en 2022, avant de passer sous la barre des 3 % en 2025, ce qui correspond aux règles européennes, suspendues depuis le début de la crise sanitaire. 

Le déficit n’est pas le seul problème auquel fait face l’Italie : sa dette publique a considérablement augmenté et devrait “atteindre le chiffre vertigineux de 159,8 % du PIB fin 2021, contre plus de 134 % en 2019” détaille Le Figaro. Mario Draghi s’est montré rassurant : “il suffira d’augmenter le taux de croissance structurel de 1 à 1,25 point de pourcentage pour couvrir le coût de la dette au cours des deux dernières années”. Cela semble en bonne voie, la croissance est attendue à 5 % en 2021. 

Sources : 

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