Actualité 02.04.21

Les 3 actualités macroéconomiques de la semaine

France : une aide de 200 millions d’€ pour les commerces  

Afin d’éviter le plus possible les défaillances d’entreprises, le Gouvernement a annoncé le 30 mars de nouvelles mesures de soutien aux commerces frappés par les fermetures administratives. Ce sont ainsi 200 millions d’euros qui serviront à indemniser “environ 35.000 commerces de quatre secteurs (habillement, chaussures, maroquinerie et magasins de sport)” selon Les Echos. Ces quatre secteurs ont connu une baisse importante de leur activité du fait des restrictions sanitaires. Les commerces concernés auront donc droit à un “versement unique représentant 80 % de ce qu’ils avaient touché via le fonds de solidarité en novembre”. 

Ces aides vont surtout viser les commerces de moins de 50 salariés, qui étaient déjà concernés par le fonds de solidarité en novembre 2020. Ces aides devraient atteindre un montant moyen de 6 000 euros, et pourra aller jusqu’à 8 000 euros maximum. Au total, ces aides pourraient entraîner un coût de 200 millions d’euros pour l’État, qui s’ajoutent ainsi aux 7,2 milliards d’euros versés chaque mois aux entreprises par le Gouvernement pour les aider à faire face à la crise sanitaire. Selon Les Echos, “la facture promet de s’allonger encore dans les prochains jours”, car la crise sanitaire est loin d’être résolue. 

Selon l’OMC, la croissance des échanges mondiaux sera de 8 % en 2021  

Mercredi 31 mars, l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) a dévoilé ses prévisions de croissance pour les échanges mondiaux en 2021. Si en octobre 2020, l’OMC estimait que cette croissance serait de l’ordre de 7,2 %, elle table désormais sur 8 %. L’OMC ajoute que le recul des échanges mondiaux en 2020 a été moins violent que prévu (- 5,3 %). Comment expliquer ces prévisions à la hausse ? Selon Coleman Nee, économiste à l’OMC, “la contraction du commerce mondial a été 1,6 fois supérieure à la chute du PIB en 2020 contre 7 fois pendant la crise de 2009”. De plus, “les chaînes de valeurs internationales ont été moins perturbées par les confinements que par la pénurie de crédits en 2009” selon le Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii). Les nombreux plans de relance adoptés à travers le monde ont également joué un rôle majeur dans la limitation de la baisse des échanges mondiaux. Les consommateurs ont délaissé les services “au profit des biens, et donc du commerce mondial” relève Le Monde

Selon Ngozi Okonjo-Iweala, la nouvelle directrice générale de l’OMC, les vaccins sont la clé de la reprise des échanges internationaux. Elle constate que les perspectives du commerce mondial sont “assombries” par des calendriers de vaccination qui prennent du retard, “notamment dans les pays pauvres”. Cette inégalité vaccinale pourrait même compromettre la reprise économique, alors que ses prémices sont déjà visibles ! Aux États-Unis, l’adoption du plan de relance voulu par Joe Biden va gonfler la demande de biens échangeables en stimulant les économies d’autres pays : ils vont notamment profiter à l’Asie, qui devrait voir ses exportations progresser de 8,4 % en 2021. En Europe, elles devraient augmenter de manière similaire (8,3 %). L’OMC conclut en notant que “la croissance du commerce mondiale devrait atteindre les 8 % en 2021, avant de ralentir à 4 % en 2022, à un niveau qui sera encore inférieur à la situation d’avant-crise”. 

États-Unis : un nouveau plan de 2 000 milliards de $ annoncé 

Après un premier plan de relance adopté au début de l’année, d’un montant de 2 000 milliards de dollars, Joe Biden poursuit sa politique de soutien à l’économie américaine avec un nouveau plan, axé sur les infrastructures. L’objectif est double selon Le Figaro : “créer des millions d’emplois et de relever le défi de la compétitivité face à la Chine”. Ce nouveau plan de 2 000 milliards de dollars s’étalera sur 8 ans. 620 milliards de dollars seront injectés dans les transports, permettant de moderniser plus de 32.000 kilomètres de routes et autoroutes à travers les États-Unis, mais également de construire des ports et des aéroports. Le plan prévoit également de donner un coup de fouet à la “révolution électrique” : 20 % des bus jaunes de ramassage scolaire devraient ainsi être convertis à l’électrique. 

Afin de financer ce plan colossal, le locataire de la Maison Blanche va proposer une “hausse de l’impôt sur les sociétés, qui passerait de 21 % à 28 %”. Ce plan, très audacieux, est loin d’être adopté. Au Congrès, la bataille pourrait être rude car la majorité démocrate y est étroite. Le ministre des Transports, Pete Buttigieg, se montre néanmoins positif : “Je pense que nous avons une occasion extraordinaire d’avoir le soutien des deux partis pour voir grand et faire preuve d’audace sur les infrastructures”. 

Sources : 

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