Actualité 17.06.20

Chronologie : Impact du Covid-19 sur les bourses

La chronologie de la pandémie de Covid-19 commence en Chine, dans la province de Hubei à Wuhan, en décembre 2019 avant de s’étendre au reste du monde au début de l’année 2020. Cet événement historique a bouleversé les économies, et son effet se fait encore ressentir. Voici quelques repères temporels pour mieux comprendre comment les marchés financiers, les États et les institutions ont réagi.

Février : une crise très modérée

Le mois de février marque le début du développement de l’épidémie de Covid-19, et les premières mesures drastiques de confinement dans la province du Hubei, qui mettent un coup d’arrêt à la production en Chine. Les conséquences sur l’économie mondiale ne se font pas encore ressentir. 

Le 19 février, le CAC 40 atteint 6 111 points, soit son plus haut niveau de 2020. Les bourses ne sont pas encore impactées par la crise qui reste ciblée sur la Chine. 

Mars : un vent de panique  

Le 9 mars est un “lundi noir”, les cours du pétrole encaissent leur pire séance depuis le début de la guerre du Golfe en 1991, en chutant d’environ 25 % à New York comme à Londres. En cause ? L’échec de discussions entre la Russie et l’Arabie saoudite, les deux chefs de files de l’OPEP+.

Evolution du CAC 40 entre janvier 2020 et juin 2020. 

Suite aux annonces de la BCE jugées décevantes, le CAC 40 enregistre, le 12 mars, la plus forte baisse de son histoire depuis 1987. Signe de la grande tension qui règne sur les marchés, le VIX, l’indice qui mesure la volatilité des actions, flambe et dépasse les 80 points le 16 mars avant d’amorcer une descente tout au long du mois de mars et d’avril. 

Le 17 mars, la BCE élabore un plan de soutien de 750 milliards d’euros pour aider les secteurs en difficulté, au même moment la Fed met en place un programme de rachat illimité d’obligations d’entreprises et de titres du Trésor pour assurer la stabilité financière des États-Unis. Après avoir atteint son point le plus bas depuis 2012 le 18 mars, soit – 40 % sur un mois. Le CAC40 reprend une ascension douce les mois suivants. En effet, les mesures gouvernementales rassurent et expliquent la remontée des bourses à partir du 19 mars.

Avril : le rebond

Evolution du S&P et du Dow Jones entre janvier 2020 et juin 2020. 

Le 9 avril, la Fed annonce un plan d’aide aux entreprises 2 300 milliards de dollars. Les trois indices vedettes de Wall Street finissent sur des gains historiques. En un mois, le S&P a gagné 13 % et le Dow Jones 11 %, soit un rebond sans précédent en pourcentage depuis janvier 1987. Le Nasdaq progresse de 15,45 % sur le mois d’avril, soit sa plus forte hausse mensuelle depuis juin 2000, et une progression deux fois plus rapide que celle du CAC 40 au même moment.

Signe d’une détente des marchés, le VIX, surnommé « l’indice de la peur », amorce sa descente pour retrouver une forme proche du climat avant Covid-19. 

Mai : la stabilisation en marche 

Après le fort rebond d’avril, les marchés entrent dans une période de stabilisation en mai. Seuls quelques régions et secteurs poursuivent leur forte trajectoire ascendante. Néanmoins, la plupart des segments continuent à progresser, le S&P500 recouvrant plus de 60 % de ses pertes.
Le 18 mai, les marchés actions ont connu l’une de leurs plus fortes journées depuis mars, avec une hausse de 5 % du Stoxx50. Les nouvelles encourageantes concernant les progrès dans la recherche d’un vaccin et la proposition de fonds de relance franco-allemand stimulent la retombée.

Pourtant, les marchés européens et émergents restent bien en deçà des sommets précédents. En effet, l’enthousiasme concernant les perspectives de réouverture s’estompe au fur et à mesure que la réalité économique des bénéfices de la reprise se fait sentir. Néanmoins, les actifs avancent, soutenus par les actions des banques centrales et le pire de la pandémie semble être derrière.

Répartition par pays des 500 milliards d’euros de subventions du fonds de relance proposé par l’Allemagne et la France 

Toujours le 18 mai, l’Allemagne et la France présentent une proposition de fonds de relance de 750 milliards d’euros qui inclut de la dette émise par la Commission européenne et des subventions aux pays les plus touchés par le virus. Bien qu’il s’agisse encore d’une proposition, et avec un certain recul de l’Autriche et des Pays-Bas déjà sur des subventions plutôt que des prêts, c’est un pas important vers plus de coordination et d’intégration fiscale en Europe. Les spreads de la dette italienne par rapport à l’Allemagne se sont resserrés de 25 points de base.

Le 27 mai, Ursula von der Leyen, la présidente de l’exécutif communautaire, annonce que la Commission emprunte 750 milliards d’euros pour aider le continent à sortir d’une récession sans précédent. L’Union européenne a enclenché la marche vers une coordination et une entente permettant de soutenir les économies des pays membres, cette dynamique est de bon augure pour la sortie de crise et la période post-Covid.

Juin : reprise progressive de l’économie 

Evolution du PIB Français depuis 2014, et hypothèses d’évolution pour les 10 prochaines années.

Après un mois de mai faste, le CAC 40 dépasse les 5 000 points.Le 2 juin, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, annonce que la contraction de l’activité économique en France devrait être de – 11 % en 2020, et que l’économie retrouverait 100 % de ses capacités au dernier trimestre 2020. En prenant en compte cette nouvelle prévision, deux hypothèses se dessinent : l’une dans laquelle l’économie reproduit ce qui a été observé par le passé et dans ce cas, le PIB ne retrouve son niveau de 2019 qu’en 2029. Dans l’autre hypothèse, celle d’un rebond très significatif où le PIB de 2019 est retrouvé dès 2023. La trajectoire se situera probablement entre les deux allures. À la politique économique d’écarter le profil de la croissance française de la trajectoire basse.

La Bourse de Paris continue sa progression depuis près de trois mois, effaçant ainsi la moitié des pertes accumulées depuis la phase de « bear market » entamée en février. Wall Street progresse timidement dans les premiers échanges. 

Le risque d’une deuxième vague s’éloigne, la vie économique reprend son allure d’antan à l’exemple des commerces et restaurants qui ouvrent à nouveau leurs portes.  

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