Actualité 04.01.21

Chronologie de l’impact de la Covid-19 sur les marchés financiers. [suite]

La chronologie de la pandémie de Covid-19 a commencé en Chine, dans la province de Hubei à Wuhan, en décembre 2019 avant de s’étendre au reste du monde au début de l’année 2020. Cet événement historique a bouleversé les économies, et son effet se fait encore ressentir. Voici quelques repères temporels pour mieux comprendre comment les marchés financiers, les États et les institutions ont réagi depuis juin 2020. 

La première partie de cette chronologie allant de février 2020 à juin 2020 est consultable ici

Juin 2020 : une reprise prudente de la croissance  

Si les indicateurs parus font état, dans l’ensemble, d’une nette amélioration du climat des affaires dans la zone Euro, l’inflation reste modérée et s’établit à 0,3 % au cours du mois de juin. De son côté, la consommation en biens des ménages continue de progresser en juin (+ 10,3 %) après + 35.5 % en mai. 

Les mesures de relance budgétaire et monétaire ont été beaucoup plus importantes et sont arrivées plus tôt que lors des crises précédentes, ce qui contribue à atténuer la douleur après les deux mois de confinement de mars à mai dernier.   

Selon l’INSEE, la dynamique de l’emploi est plus robuste qu’en avril. Mais s’il y a un rebond, les embauches restent néanmoins 52 % plus réduites que ce qui a été observé en moyenne au cours des mois de janvier et février.  

Juillet : Consolidation de l’économie   

Malgré la crainte d’une seconde vague, l’économie se redresse progressivement depuis la réouverture des magasins et la consommation continue de croître même si elle progresse moins vite. On observe tout de même un renforcement global de l’activité dans toute la zone euro, confirmant la poursuite de la reprise après la chute record des mois précédents. 

Le 21 juillet est conclu un accord sur la création du fonds de relance européen après de nombreuses négociations. Perçu comme une grande avancée pour la construction européenne, cet accord a été salué comme tel par les marchés et a été un facteur clé dans la réduction de l’écart de rendement souverain entre l’Allemagne et l’Italie, baromètre habituel du risque « systémique » européen. 

Août : La reprise de l’appétit du risque  

Si, début août, les données récentes font état d’un ralentissement en Espagne (notamment du fait de la multiplication des nouveaux cas) et en Italie, la reprise se poursuit en France et en Allemagne. Dans l’ensemble, les données économiques publiées continuent de surprendre à la hausse, avec des indices économiques proches de leurs plus hauts historiques. 

Les espoirs de taux bas, confirmés en fin de mois par le Président de la Fed, ont ajouté un stimulant supplémentaire à la hausse des actions. En Europe, ces espoirs de reprise cyclique ont d’ailleurs davantage profité au marché allemand (+ 5,7 %). La France (+ 4,7 %) se situe proche de la moyenne de la zone euro. 

Le Fonds de relance de 750 milliards d’euros qui verra une dette commune émise par la Commission européenne est un changement décisif pour les perspectives à plus long terme et devra aider les actifs européens à rattraper les États-Unis.  

Cependant, l’inflation a tout de même ralenti à 0,2 % en août après 0,9 % en juillet du fait du décalage des soldes. Le gouvernement français a annoncé de nouveaux plans de relance qui accompagneront bientôt l’intervention des fonds européens. 

Répartition du fonds de relance européen

Septembre : une reprise économique continue  

Au cours du mois de septembre, l’épidémie de la Covid-19 est restée le principal frein à l’activité économique. L’ensemble de la zone euro a bien géré la crise initiale du COVID, les actifs devraient pouvoir rattraper leurs homologues américains et l’Europe sera sûrement capable de faire face à la nouvelle hausse de cas.  

La poursuite de l’intégration et de la coopération grâce au Fonds européen de relance, projet financé à 40 % par l’Europe, a permis de dissiper les craintes d’un éclatement de la zone euro mais devrait faire passer l’endettement du pays de 100 % à 120 % du PIB. 

Octobre : Turbulences annoncées  

Entre les questions sur les élections américaines, les tensions sino-américaines, la bataille de la Cour suprême, les mesures budgétaires américaines et les nombreux cas de virus en Europe, les gros titres ont gardé les investisseurs en alerte. En France, les nouvelles mesures sur le couvre-feu infléchissent la dynamique de l’activité et l’incertitude a créé de l’attentisme et de la prudence.  

Le 6 octobre, en raison de la hausse du nombre de contaminés, le chiffre de la croissance trimestrielle calculée par l’INSEE a été abaissé à 0 %.  

Le 15 octobre, après l’annonce d’un couvre-feu dans neuf métropoles dont l’Île de France, et plus largement le renforcement des mesures de restrictions pour lutter contre la propagation du virus, les marchés européens ont perdu plus de 2 % et le PIB diminue de 4,1 %. 

Novembre : Des perspectives de croissances impactées en Europe  

Début novembre et face à un nouveau confinement, la Banque de France a prévu une perte d’activité de – 12 % pour le mois, chiffre à comparer avec la perte de – 31 % observée en avril dernier lors du premier confinement. 

Dès le 9 novembre, le thermomètre des marchés, indicateur le plus immédiat et avancé de la conjoncture, a repris près de 8 % à la bourse de Paris, l’une des plus fortes hausses de ces dix dernières années. Une raison à cela : l’espoir de vaccins efficaces et rapidement disponibles. De leurs côtés, La BCE et la Banque d’Angleterre augmentent leurs programmes d’assouplissement quantitatif pour les mois à venir ; une preuve du soutien quasi illimité des banques centrales.  

Le 19 novembre, après un rebond de 1.000 points en ligne droite, en l’espace d’une quinzaine de jours, la bourse de Paris a repris son souffle et a reperdu quelques points sur le CAC40, après avoir dépassé les 5.500 points en clôture pour la première fois depuis la fin février. 


Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. 

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